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L'Edito

Bêtise

Par L'Economiste| Edition N°:2717 Le 19/02/2008 | Partager

Pas une semaine sans une ou deux, voire trois grèves dans le secteur public. Cela fait beaucoup sur cinq jours ouvrables! N’importe quel petit syndicat tombé de la dernière pluie y va de son mouvement… avec de bonne chance de réussite puisque les fonctionnaires ne risquent rien à s’offrir des congés supplémentaires. Pourquoi s’en priveraient-ils?C’est le Premier ministre lui-même qui est responsable de cette dérive: pas plus tôt installé, le voilà qui ouvre le dossier, dossier que Jettou lui avait pourtant laissé en ordre de marche pour les douze mois suivants. Abbas El Fassi voulait peut-être redorer son blason social car il est toujours poursuivi par les casseroles de l’affaire Annajat : il s’y était, en quelque sorte, porté caution, avec une sidérante naïveté. Si revenir dans le jeu social était le but du Premier ministre, c’est vraiment raté: grèves sur grèves. Y a-t-il une perspective de sortie honorable ? Non, à l’évidence, puisque l’Etat a déjà hypothéqué ses ressources à ramer contre le courant du marché mondial. Il a prévu de dépenser 20 milliards de DH pour tenter, contre tout bon sens, d’isoler le Maroc du reste de la planète. 20 milliards de DH, c’est 55 millions chaque matin… de quoi apporter l’eau et l’électricité à toutes les écoles rurales en moins d’une semaine!Et malgré ce choix politique de jeter l’argent par les fenêtres, le Premier ministre s’est lancé dans un dossier social, dont le pays ne peut sortir que mécontent de la maigreur des résultats alors qu’il faudra encore y investir des milliards que le Maroc n’a plus. Dans toute l’histoire économique et sociale du Maroc, une configuration aussi bête ne s’est jamais présentée.Le plus benêt dans le développement actuel des grèves du secteur public, c’est que la centrale qui souffre le plus, qui passe pour un «jaune vendu», c’est l’UGTM, le syndicat de l’Istiqlal!Nadia SALAH

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