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Vivendi relégué au rang des “obligations pourries”

Par L'Economiste | Edition N°:1334 Le 16/08/2002 | Partager

. Le titre a perdu 25,22% de sa valeur, tombant à son plus bas niveau après la publication des résultats semestriels . Standard and Poor’s menace d’abaisser sa notation encore plus si, d'ici un mois, VU n'a toujours pas obtenu de nouvelles lignes de créditUne heure et demie de conférence téléphonique avec les analystes financiers et une kyrielle de mauvaises nouvelles ont précipité mercredi la cote de Vivendi dans les abîmes. Après que Jean-René Fourtou ait présenté les résultats du premier semestre du groupe, le titre a perdu 25,22%, tombant à 11,89 euros et subissant la deuxième plus forte correction de son histoire. La méfiance des investisseurs sur la capacité du nouveau PDG à redresser la barre rapidement et surtout à boucler les fins de mois, a rejoint celle de Standard and Poor's. L'agence de notation américaine a dégradé VU au rang des “obligations pourries”, classant le groupe parmi les débiteurs à très haut risque. Comme sa compère Moody's, elle menace de l'abaisser encore plus si, d'ici un mois, VU n'a toujours pas obtenu de nouvelles lignes de crédit. De fait, le temps presse et si Jean-René Fourtou s'est voulu confiant sur la signature très prochaine avec les banques d'une nouvelle facilité de crédit de 3 milliards d'euros (incluant le 1 milliard déjà obtenu le 10 juillet), tout montre qu'il y a le feu au lac. Le total de la dette de VU (hors Vivendi Environnement) est de 19 milliards d'euros. Ses pertes s'élèvent à 12,3 milliards d'euros sachant que le groupe a encore inscrit, au deuxième trimestre, une provision colossale de 11 milliards d'euros pour dépréciation d'actifs (somme qui exprime la différence entre le prix d'acquisition et leur valeur réelle aujourd'hui).Certes, la maison n’a pas arrêté de tourner. Le chiffre d'affaires (30 milliards d'euros au premier semestre) de toutes les activités du groupe (musique excepté) est même en croissance (+13,4% comparé à la même période de l'année précédente). Le résultat d'exploitation l'est lui aussi (+8%). Mais pas de chance. VU ne peut pleinement en profiter, car c'est essentiellement aux entités (Environnement et Télécom) où il détient moins de 50% du capital qu'il doit cette progression.Mais ceci relève du détail comparé à l'ampleur des dégâts. Fidèle à la mission que lui ont confiée les banques et ses administrateurs, Jean-René Fourtou s'est engagé dans une vaste entreprise de colmatage. Celle-ci passe d'abord par d'urgentes cessions d'actifs.Le nouveau PDG s'est fixé deux ans pour récolter 10 milliards d'euros, dont 5 milliards d'ici 9 mois. Outre les cessions déjà annoncées de certains actifs internationaux de Canal+ et la mise sur le marché d'une partie du capital de la chaîne, il a jeté son dévolu sur Houghton Mufflin. Rompant avec la règle qu'il s'était fixée (ne pas annoncer les cessions avant qu'elles ne soient réalisées), JRF a confirmé que le quatrième éditeur scolaire américain acquis (pour 2,2 milliards d'euros) l'an dernier par son prédécesseur Jean-Marie Messier serait vendu d'ici à décembre. “Cette entreprise -profitable et bien gérée- suscite beaucoup d'intérêt”, a-t-il tenu à préciser avant d'annoncer qu'il espérait même en tirer une plus-value. A moins qu'il n'ait déjà un acheteur sous le coude, cette annonce tranche avec la discrétion dont JRF se targuait en débarquant en juillet dernier à la tête de Vivendi. Hors édition, il a annoncé la fin des investissements sur le portail Internet Vizzavi et bien “d'autres surprises sur le nombre d'actifs vendus avant la fin de l'année”.Mais au lieu d'être rassurés, les marchés craignent que JRF, n'agissant dans la précipitation, ne cède les bijoux type Houghton Mufflin, qui contribuent à la valeur du groupe. A l'inverse, ils ne seront pas non plus très avancés si les seuls vieux clous sont mis en vente. Le type actifs cédés donnera en tous cas une première indication sur le profil futur de Vivendi Universal. Pour le moment, JRF refuse d'en dire plus sur sa stratégie à long terme. Il en réserve la primeur à son conseil d'administration le 25 septembre prochain.


Maroc Telecom: CA en hausse de 2%

Le chiffre d’affaires de Maroc Telecom a progressé au cours du premier semestre de 2%, selon le communiqué de Vivendi Universal rendu public mercredi. Quant au résultat d’exploitation, il a chuté de 7% à cause de la hausse des dépréciations liées à la réduction de la durée de vie utile estimée de certains équipements du réseau fixe. Sur une base comparable, le résultat d’exploitation aurait progressé de 5% durant ce semestre.Durant le deuxième trimestre, le chiffre d’affaires de l’opérateur national a baissé de 1%, passant de 365 millions d’euros à fin juin 2001 à 362 millions d’euros à la même période de cette année. Cette baisse est essentiellement due aux mesures prises sur les impayés et l’annulation d’abonnements qui s’en est suivie. Le résultat d’exploitation a chuté de 27%, principalement en raison des dépréciations mentionnées ci-dessus. Sur une base comptable, le résultat d’exploitation aurait progressé de 3% au cours de ce trimestre. Nicole PENICAUTSyndication L’Economiste-Libération (France)

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