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Société

VIH: Des craintes pour l’accès aux traitements

Par L'Economiste | Edition N°:3245 Le 01/04/2010 | Partager

. Le Fonds mondial de lutte contre le sida traverse une crise. Ce qui menacerait les pays à faible prévalence comme le Maroc C’est hier qu’a pris fin la 5e conférence francophone sur le VIH/sida qui s’est tenue pendant 4 jours à Casablanca, à l’initiative de l’Alliance francophone des acteurs de santé contre le VIH. C’était l’occasion pour les soignants, chercheurs et militants d’exprimer leurs profondes inquiétudes. «2010 devait être l’année de l’accès aux médicaments pour tous. Or moins de 40% des personnes vivant avec le VIH reçoivent le traitement dont ils ont besoin», a indiqué Hakima Himmich, présidente de cette 5e conférence et chef du service des maladies infectieuses au CHU Ibn Rochd-Casablanca. «Nous avons aussi des craintes sur l’accès aux traitements de seconde et troisième lignes», ajoute la praticienne. Certes l’existence de versions génériques d’antirétroviraux a permis une chute des prix de plus de 90% et l’élargissement de l’accès aux médicaments. Mais, les traitements de 2e ou 3e ligne sont beaucoup trop coûteux, de l’avis de la spécialiste. Au Maroc, ces traitements coûtent environ 1.500 euros par mois contre 35 à 50 euros pour ceux de première ligne, pour lesquels le pays dispose de génériques. Le débat a été axé aussi sur le financement du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme qui traverse une crise. «Ce dernier a engagé 19,3 milliards de dollars dans 144 pays pour soutenir des programmes de prévention, de traitement et de soins», fait savoir Michel Kazatchkine, directeur exécutif du Fonds. Sans réels engagements,  le Fonds sera obligé de réduire la liste des pays éligibles. «Ce qui menacerait en premier lieu les pays à faible prévalence et à revenus intermédiaires comme le Maroc», précise Himmich. Ainsi, les pays ne pourront pas atteindre les objectifs du millénaire sans de nouveaux financements. «Est-ce que le monde est prêt à verser une taxe mondiale de solidarité?», se demande Philippe Douste-Blazy, président d’Unitaid (une Facilité internationale d’achats de médicaments). En trois ans, Unitaid a mobilisé près d’un milliard de dollars pour fournir des traitements indispensables contre le VIH/Sida, le paludisme et la tuberculose aux patients du monde. Plus de 70% des financements proviennent d’une taxe de solidarité sur les billets d’avion. En novembre dernier, l’OMS a émis une série de recommandations préconisant notamment le suivi de la charge virale des patients. «Au Sud, les modalités pratiques de ce suivi sont très difficiles, en dehors des centres les mieux organisés», explique pour sa part Gilles Brücker, directeur de l’organisme Français GIP Esther (Groupe d’intérêt public Ensemble pour une solidarité thérapeutique hospitalière en réseau).  F. Z. T

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