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Uniban consolide son redressement

Par L'Economiste | Edition N°:49 Le 15/10/1992 | Partager


L'Uniban a procédé à une augmentation de capital. Celle-ci fait suite à une hausse des résultats de la banque et des crédits distribués. La politique de redressement initiée en 1988 sera consolidée. Une action de communication plus dynamique est envisagée.


UNIBAN, Union Bancaria Hispano Marroqui, vient de boucler l'augmentation de son capital qui passe de 184,8 millions de Dirhams à 246,4 millions. Selon les responsables de la banque, cette opération répond à la nécessité d'augmenter les fonds propres proportionnellement à la dimension de la banque. En effet, d'après le rapport annuel sur l'exercice 1991, Uniban a enregistré une amélioration de ses résultats. Le total du bilan est en progression de 26% par rapport à l'exercice précédent, passant de près de 2 milliards de Dirhams en 1990 à 2,5 milliards en 1991. Le résultat net d'impôts est passé de 5,2 millions de Dirhams à 8,9 millions durant la même période, soit une hausse de 70%. Par ailleurs, les fonds propres se sont accrûs de 52%, ils ont atteint 278,8 millions de Dirhams en 1991, contre 183,8 millions en 1990. Ce relèvement des fonds propres a permis de consolider la situation financière de la banque. Le coefficient de solvabilité (rapport entre les fonds propres et les dépôts clients) se situe actuellement à 19%, contre 15,1% au terme du dernier exercice. Il est largement supérieur au taux minimum de 5,5% exigé par Bank Al Maghrib. Selon les responsables, l'assainissement de la situation financière de Uniban a été entamé en 1988, année pendant laquelle une banque espagnole, Banco Bilbao Viscaya a acquis 50% de son capital.

Politique unidirectionnelle


Uniban a été créée en 1959. Elle est issue de la fusion des banques espagnoles opérant au Maroc pendant le protectorat et d'une association avec des privés marocains. Jusqu'en 1988, la moitié des parts était détenue par sept banques espagnoles. Cette pléthore d'actionnaires constituait un frein à la croissance de Uniban. C'est alors que Banco Bilboa Viscaya a décidé d'acheter toute la participation espagnole pour pouvoir appliquer une «politique cohérente et unidirectionnelle» dans le but de redresser cette institution qui était confrontée à des difficultés. Dans cette optique, une stratégie a été mise en place avec pour objectif le rétablissement de la solvabilité, l'augmentation de la part de marché grâce à l'extension du réseau et l'amélioration de l'image de la banque. La réalisation de ces objectifs à été à la base des différentes augmentations du capital effectuées depuis 1989. «Notre ambition est d'améliorer notre position sur le marché», affirme M. Manuel Sanz, Sous-Directeur Général de la banque. Et de poursuivre, « le rythme de croissance actuel sera maintenu, mais l'expansion sera saine, maîtrisée et rentable». En fait, avec 2% des dépôts clients et 2,3% du réseau, Uniban demeure encore une banque moyenne. Cependant, la situation globale se renforce progressivement. C'est ce qui ressort du rapport annuel 1991 de la banque. La marge financière s'est située à 94,3 millions de Dirhams en 1991, contre 36,5 millions en 1990, soit une hausse de 63% d'un exercice à l'autre. Ce rythme de croissance découle de l'expansion du chiffre d'affaires et de l'amélioration de la marge d'intermédiation, indique le rapport. Par ailleurs, les dépôts ont atteint 1,8 milliard de Dirhams, contre 1,3 milliard à la fin du précédent exercice, soit une progression de 35,2%. D'après le rapport, cette évolution positive des dépôts ainsi que l'augmentation du capital entreprise au cours de l'exercice 1991 ont permis de répondre à la forte croissance des demandes de crédits. Ainsi, le total des crédits distribués s'est élevé à 1,3 milliard de Dirhams, soit une progression de 292,7 millions de Dirhams ou 30% de plus que l'exercice précédent. En outre, les engagements par signature ont progressé de 72%, passant de 834,7 millions de Dirhams à 1,5 milliard entre 1990 et 1991.
Toutefois, l'accroissement du crédit en faveur du secteur privé pourrait être beaucoup plus modéré au terme de l'actuel exercice, indique le rapport. En revanche, la demande de crédit continuera d'être en hausse, avec les mêmes tensions de liquidité et une tendance similaire des taux d'intérêt. Cependant, durant le premier semestre de l'année, Uniban n'a pas souffert de la rareté des liquidités du fait de la prudente politique de crédit mise en place.

Soutien des investissements espagnols


Nonobstant cette démarche mesurée, Uniban est présente sur tous les segments de marché. «Nous sommes une banque à vocation commerciale. Nous n'avons pas une cible particulière. Notre portefeuille est équilibré entre particuliers, commerces et industries. La qualité du client demeure notre principal critère», explique M. Sanz. L'objectif est d'assurer une couverture totale du Maroc. Dans cette optique, le réseau est en voie d'extension. L'ouverture d'une agence est prévue incessamment à Layoune. Pour l'instant, une trentaine d'agences sont installées dans les principales villes du pays, contre 18 en 1988. Cependant, la priorité reste le financement du commerce entre l'Espagne et le Maroc, ainsi que le soutien des investissements espagnols au Maroc. A cet égard, il a été créé la Société Hispano-Marocaine de Services dont l'objectif est de recevoir les entrepreneurs espagnols et les assister dans la mise en place de leur projet. Selon M. Sanz, « la présence d'une banque solvable est un facteur essentiel de confiance et de stimulation, et Uniban continuera de servir de courroie de transmission entre les deux pays». A cet effet une politique de communication institutionnelle ciblée sur les hommes d'affaires est mise en place. Des rencontres entre investisseurs marocains et espagnols sont initiées par la banque.
Du point de vue interne, les responsables envisagent des actions plus dynamiques en faveur des produits et des services. «La faiblesse de notre situation nous avait obligés à nous concentrer sur la restructuration financière. Notre présence en image sera proportionnelle à notre dimension. Elle ne peut être de la taille de celle des grandes banques», précisent-ils.o

Alié Dior NDOUR

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