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Téléphonie satellitaire: Licences en consultation

Par L'Economiste | Edition N°:403 Le 18/12/1998 | Partager

L'ANRT a du pain sur la planche. Outre l'attribution du second réseau GSM, l'Agence est en train d'étudier les modalités de cession des licences à deux types d'opérateurs.

L'ANRT (Agence Nationale de Réglementation des Télécommunications) vient de lancer une consultation en vue de l'élaboration du cahier des charges des licences pour des opérateurs Vsat. Elle intervient juste après la fin de la première étape du processus d'attribution de la seconde licence GSM (lancement d'appel à la manifestation d'intérêt expiré le 4 décembre).
La consultation pour les Vsat qui a démarré le 2 décembre dure jusqu'au 25 et aura pour objectif de recueillir les commentaires des opérateurs intéressés. Ainsi, les opérateurs sont appelés à fournir des renseignements sur leur entreprise, la qualité de leur service, l'utilisation prévue des fréquences, leur participation au service universel... Une fois établi, le cahier des charges concernant les Vsat devra être soumis comme le prévoit la loi à l'approbation de l'Administration à l'instar du cahier des charges de la 2ème licence GSM.
En fait, il existe deux types d'opérateurs satellitaires: les géostationnaires (Vsat) et les opérateurs GMPCS (Global mobile Personal Communication by Satellite) qui opèrent à l'aide d'une constellation de satellite et qui évoluent en basse altitude. Ces derniers utilisent la même fréquence à travers tout le globe. "Le dernier conseil d'administration a décidé d'attribuer des licences aussi bien aux opérateurs Vsat que GMPCS", rappelle M. Mostapha Terrab, directeur général de l'ANRT.
Les opérations d'attribution se dérouleront avec des critères proches de ceux retenus pour le GSM. Evidemment, les frais de licence seront beaucoup moins importants. "Pour le Vsat, seuls deux ou trois opérateurs pourront obtenir la licence".
S'agissant des GMPCS, les opérations devront démarrer au début de l'année prochaine. L'appel à la concurrence revêt un caractère presque formel du moment que les opérateurs dans ce domaine utilisent les mêmes fréquences selon des modalités universellement admises. L'idée est toute simple: fixer un cahier des charges, tient à préciser le DG de l'Agence. Et d'ajouter: "Si nous avons pris notre temps pour les GMPCS, c'est parce que le Conseil d'Administration a décidé d'étudier l'impact de ce système sur l'opérateur national et le second opérateur GSM".
Il est vrai que les opérateurs GMPCS font de la téléphonie qui reste complémentaire au service GSM. Dans tous les cas, le service GMPCS sera beaucoup plus cher que celui du GSM et s'adresse à une cible relativement réduite.


Les scénarios de privatisation d'IAM


C'est dans une atmosphère studieuse que s'est déroulée la réunion(1) entre le consultant anglais TCL, chargé par le Ministère de la Privatisation de l'assister dans le processus de privatisation d'Itissalat Al-Maghrib (IAM), et des représentants du patronat et de la Bourse de Casablanca. Ces derniers étaient invités à faire part de leur vision sur les facteurs décisifs de cette stratégie.
A rappeler que la loi de réforme du secteur des télécommunications a été adoptée le 29 juin 1997 et publiée au Bulletin Officiel le 18 septembre de la même année. Depuis, une première étape a été franchie, celle du démarrage du processus d'attribution du deuxième réseau GSM. Reste la seconde et non la moindre: la privatisation d'IAM. "Ceci est d'autant plus important que l'introduction d'un second opérateur implique la privatisation de l'opérateur national, soulignent les observateurs, cela permettrait de doter ce dernier d'un partenaire stratégique et peut-être un management nouveau à même de concurrencer le nouvel entrant".
Si le second opérateur GSM doit être connu vers le milieu de 1999, la cession partielle du capital d'IAM est attendue vers la fin de la même année, selon les prévisions du Ministère de la Privatisation.
Le processus de privatisation de l'opérateur historique peut prendre différentes formes: cession en bourse (au Maroc mais aussi à l'étranger), cession par voie d'appel d'offres à des opérateurs, cession aux salariés...
Pour de nombreux observateurs, la privatisation d'IAM ne peut s'effectuer sans l'implication et la motivation de l'ensemble du personnel de la société. Quant à l'introduction en bourse, le choix d'un partenaire stratégique est un préalable (avec la constitution d'un noyau dur). Des opérateurs étrangers lorgnant IAM ont déjà annoncé le principe d'être minoritaire dans son capital à hauteur de 20% (le cas de Telefonica). Par ailleurs, est-il indiqué, la place de Casablanca est largement suffisante pour assurer cette opération. "Du reste, est-il souligné, il faudrait veiller à ce que les institutionnels marocains, les entreprises du secteur et les salariés IAM soient de la partie au côté du grand public".

Badra BERRISSOULE

(1) La réunion s'est tenue le 8 décembre dernier.

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