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Société

Souss-Massa-Drâa
La région pionnière dans l’enseignement de l’amazigh

Par L'Economiste | Edition N°:3247 Le 05/04/2010 | Partager

. 3e édition du Colloque national sur l’enseignement amazigh. Enseignement généralisé dans toutes les écoles du SoussL’enseignement de la langue amazigh était au cœur du débat dernièrement à Agadir lors de la troisième édition du colloque national sur l’enseignement amazigh. Thème retenu: «L’enseignement de la langue amazigh et les supports pédagogiques». L’occasion de faire une mise au point quant à l’enseignement de l’amazigh dans les écoles publiques, initié depuis 2003, de soulever les contraintes et de proposer des solutions pour une meilleure approche et donc un meilleur rendu. Des chercheurs, linguistes … et enseignants ont pu soulever la problématique de la gestion de la variation lexicale de l’amazigh locale; l’élaboration de supports pédagogiques répondant aux besoins aussi bien des enseignants que des élèves; la conception d’une grammaire amazigh et des contenus des manuels scolaires. L’enseignement de cette langue dans un entourage non amazighophone est un autre aspect qui a été débattu lors de ce séminaire. A ce propos, Zahra Bouabd, enseignante de la langue amazigh à Sidi Abdallah El Guercifi, une école à Bensergaou, souligne: «Les enfants non amazighophones assimilent mieux et plus facilement parce que pour eux c’est la découverte d’une nouvelle langue qu’il s’agit d’acquérir. Tout ce qui est didactique est bien perçu, ce qui leur manque c’est un bagage lexical et c’est là que le besoin en supports pédagogiques adéquats se fait le plus ressentir».Il faut préciser que les enseignants de cette langue sont parfois confrontés à un autre genre de problème: des parents qui ne coopèrent pas et qui, par leur réaction influencent leurs enfants qui, démotivés, ne font plus leurs devoirs à la maison. «Je ne vois pas pourquoi mon fils va étudier cette langue à l’école. On la parle tout le temps à la maison!», dit cette mère de famille. Une attitude qu’il s’agit de revoir. Heureusement, le Tifinagh, de par ses formes géométriques diverses, réussit à capter l’attention de tous les enfants amazighophones et arabophones confondus. Dans ce sens, deux ateliers sur les techniques d’écriture et les méthodes d’analyse du texte amazigh ont eu lieu parallèlement au colloque, de même qu’une exposition de livres en langue amazigh.Il faut préciser que la région Souss-Massa-Draâ est pionnière dans l’enseignement de la langue amazigh puisque c’est l’une des premières à l’appliquer dans les écoles primaires depuis 2003. Une enveloppe budgétaire de près de 1,7 million de DH a été allouée pour la seule année 2010 pour le soutien à l’enseignement de la langue amazigh au primaire et ce, dans le cadre du plan d’urgence 2009-2012. Cela pour, entre autres, la formation des directeurs et enseignants des bassins scolaires, l’utilisation des nouvelles technologies pour l’enseignement de l’amazigh, l’acquisition de matériel technique (télés, DVD…); le suivi des différentes activités dans près de quarante écoles… Par ailleurs, quelques défaillances restent encore à combler au niveau de la généralisation verticale. Au niveau horizontal, toutes les écoles sont concernées par cet enseignement.Pour rappel, la troisième édition du Colloque national sur l’enseignement amazigh est organisée par l’Académie régionale de l’éducation et de la formation (Aref- Souss-Massa-Draâ en collaboration avec l’Institut royal de la culture amazigh (Ircam).


Elargissement

«Nous projetons, explique Mohamed Daboub, Chef de la division des affaires pédagogiques à l’Académie régionale de l’éducation et de la formation (Aref), d’élargir l’expérience au niveau du secondaire collégial à partir de bassins scolaires précis, sortes d’affluents des écoles où cette langue est enseignée, avec un élargissement progressif pour une généralisation d’ici 2012. Toutes les mesures ont été prises, nous attendons juste l’aval du département de tutelle pour la mise en application».De notre correspondante, Fatiha NAKHLI

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