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Settat/Agriculture
350.000 hectares déjà emblavés

Par L'Economiste | Edition N°:3188 Le 12/01/2010 | Partager

. Semences sélectionnées et engrais en quantité. Moyenne de production attendue: plus de 40qx/haPrès de 240 mm de pluies se sont abattues sur la province de Settat au cours des deux dernières semaines. C’est presque la même quantité que celle enregistrée fin 2008 début 2009. Une situation qui réjouit les agriculteurs de la région et leur promet une bonne année agricole. D’ailleurs, ils n’ont pas trop attendu avant de se mettre à la tâche. Déjà plus de 335.300 hectares (sur les 430.000 programmés) ont été emblavés. Sur cette superficie, 107.500 ha ont été réservés à la culture du blé dur, 111.800 au blé tendre et 116.100 ha à l’orge. S’agissant des semences sélectionnées, les quantités réceptionnées au niveau de la Sonacos sont de 180.917 quintaux. Plus de 171.000 quintaux en ont été vendus. La plus grande quantité concerne le blé tendre avec 117.847 quintaux acquis par les agriculteurs. Pour le blé dur, la quantité est de 52.100 quintaux.

Plus de 10 millions de quintaux en 2009
Qui dit agriculture, dit également engrais. Les agriculteurs de la région ont depuis longtemps recours à l’utilisation des engrais surtout que les sols dans cette partie du Royaume s’y prêtent bien. Ainsi, sur les 67.477 quintaux réceptionnés dans les points de vente et le centre Sonacos, 64.137 quintaux ont déjà été achetés par les fellahs. Ces produits sont disponibles en quantités suffisantes et commercialisés par les sociétés et les revendeurs agréés. Cependant, les températures, certes saisonnières mais basses, les vents forts et la poursuite des chutes de pluies, parfois sous forme de fortes averses, risquent de retarder l’achèvement des cultures d’automne, notamment dans les sols lourds. Par contre, ces précipitations auront un effet très bénéfique sur les superficies déjà emblavées, la végétation spontanée et les réserves hydriques, indique-t-on auprès de la délégation provinciale de l’agriculture (DPA).Peut-on s’attendre à une saison agricole exceptionnelle dans la province de Settat à l’image de celle de l’année dernière? Rien n’empêche de l’espérer. En 2009, la production céréalière dans la région avait dépassé les 10 millions de quintaux. La province de Settat avait alors produit le dixième des prévisions annoncées par le département de l’Agriculture (102 millions de quintaux). C’est la récolte du blé tendre qui avait enregistré la plus forte production (4 millions de quintaux), suivie de l’orge (3,1 millions de quintaux) et du blé dur (2,9 millions de quintaux).Cette région avait également enregistré d’importantes moyennes de rendement. Ainsi, l’on avait relevé que le rendement moyen de blé tendre a été de 26,5 quintaux à l’hectare, le blé dur 22 quintaux et l’orge 20 quintaux. Quelques parties de la région ont même enregistré des moyennes de 64 quintaux à l’hectare pour le blé tendre, 56 quintaux pour le blé dur et 50 quintaux pour l’orge. Cette différence s’explique par le fait que de nombreux agriculteurs n’avaient pas bien travaillé leurs terres, notamment en procédant au désherbage au moment opportun. Et aussi en recourant à l’utilisation des engrais et des semences sélectionnées. Aujourd’hui, ils semblent avoir retenu la leçon.Pour rappel, la région de Chaouia-Ouardigha avait décidé de se doter d’une stratégie de développement agricole. Celle-ci a été conçue comme un cadre référentiel permettant de fixer un cap et de donner de la cohérence à l’ensemble des actions et projets entrepris dans ce domaine aussi bien par les acteurs publics, les organes élus que les opérateurs privés et les agriculteurs. Bien avant le plan «Maroc Vert», sous l’impulsion de la wilaya de la région et à travers un large processus de concertation et d’écoute avec l’ensemble des acteurs (autorités publiques, élus, services déconcentrés, organisations professionnelles, organismes de financement, privés…), la démarche stratégique adoptée traduit une volonté de mobilisation pour engager l’agriculture régionale dans un «cercle vertueux» de développement. Ce dernier s’appuie sur les importants atouts de la région et explore systématiquement les niches de progrès.Face aux évolutions économiques, sociales, climatiques… la région ne veut pas se limiter à «réagir», mais être acteur de son «destin» en clarifiant sa vision, en donnant de la visibilité et de la lisibilité à ses actions et en se dotant d’une stratégie partagée.Alors que le pays s’est doté d’une stratégie le plan «Maroc Vert» affichant clairement la volonté de faire du secteur agricole le pilier de la croissance, la région Chaouia-Ouardigha a voulu mettre en évidence sa contribution à la réussite de cette stratégie. Cela, dans le cadre d’un contrat-programme entre l’Etat et la région (tous acteurs confondus). En effet, les diagnostics et les axes de progrès mis en évidence par le plan «Maroc Vert» sont apparus tout à fait pertinents pour la région compte tenu de ses spécificités, qui se déclinent notamment au niveau de la faible capacité d’investissement privé et en matière de financement, dans l’insuffisance du management, de la formation et des innovations, du tissu d’acteurs très hétérogène marqué par des disparités socioéconomiques très importantes… Ainsi qu’au niveau de sérieux points de blocage, à commencer par la problématique du foncier, la raréfaction chronique de l’eau, des structures d’encadrement à réadapter...

Une surface utile de 1.102.600 ha

Comment donc améliorer la productivité de l’agriculture dans la région Chaouia-Ouardigha? La question se pose aujourd’hui, plus qu’hier, avec une grande acuité d’autant plus qu’il a été constaté, ces dernières années, un très faible rendement. En effet, le rendement moyen à l’hectare dans la région se situe à peine entre 12 et 14 quintaux. Cette situation est due, selon les spécialistes des questions agricoles, d’abord à un manque de rationalisation dans l’utilisation de l’espace destiné à l’agriculture. Et aussi à l’exiguïté des exploitations et leur morcellement. En outre, les superficies irriguées restent limitées et ne représentent pas plus que 3,5% des superficies destinées à l’agriculture. On note aussi la faible utilisation des facteurs et moyens de production. La mécanisation, bien que supérieure à la moyenne nationale, reste insuffisante. En fait, on a recours principalement aux méthodes traditionnelles.De notre correspondant, Abdallah ECHAKHS

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