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Affaires

Résultats 2009
La Samir renoue avec les bénéfices

Par L'Economiste | Edition N°:3245 Le 01/04/2010 | Partager

. Le CA perds 35,2% et le RN repasse au vert. Le programme de mise à niveau se poursuit. Restructuration de la dette en coursDes résultats contrastés ont marqué l’exercice 2009 du raffineur national. A la baisse du chiffre d’affaires enregistrée, s’oppose le retour au vert des bénéfices. Ainsi, la valeur des ventes s’est dépréciée de 35,2% passant de 41,6 milliards de dirhams en 2008 à 27,0 milliards l’année suivante. «Cette chute du chiffre d’affaires est essentiellement la conséquence de la baisse des cours du brent», explique Jamal Ba-Amer, directeur général de la Samir. Le cours moyen d’acquisition s’est établi à 61,5 dollars le baril, contre 97 en 2008, soit une dépréciation de 36,6%. Parallèlement, la société a renoué avec les bénéfices. Aussi, après un exercice 2008 catastrophique, où l’entreprise a accusé une perte de près de 1,2 milliard de dirhams, elle affiche désormais un bénéfice de 555 millions de dirhams, malgré un Résultat financier grevé par les pertes de change (-281 MDH). Ce qui lui permet de dégager une capacité d’autofinancement (CAF) de 893 millions de Dirhams. La structure de financement, quant à elle, est marquée par la prépondérance des dettes à cours terme. Celles-ci représentent 41,8% du passif de la Samir (10 points de plus qu’en 2008), et menacent son équilibre financier. A cet effet, la société a mandaté une banque nationale début 2010, pour mener la restructuration de sa dette.Par ailleurs, les ventes en volumes ont globalement stagné affichant une légère baisse de 3,29%. Par contre, la structure de ce volume a évolué. Le changement consiste en la baisse de 18,8% des volumes vendus de produits raffinés, compensée par une hausse de 57,1% des produits finis importés. «Vu le comportement des cours du brent, il s’est avéré plus opportun d’opter pour l’importation de produits fini», poursuit Ba-Amer. Le taux de marge sur ce segment de produit s’est en effet apprécié de 21,5%.Pour ce qui est du montant des investissements, il enregistre une baisse de 37,5% à 3 milliards de dirhams. Le complexe Hydrocracker, principal volet du programme de mise à niveau, est par ailleurs entré dans la phase de mise en service effective. La production opérationnelle a donc été entamée le 15 mars 2010. Ce complexe, répondant aux normes européennes, a une capacité de production de 36.000 barils/jour, soit près de 1,8 million de tonnes par an. Ce nouvel outil est destiné au traitement du fuel industriel. Il permet de le transformer en produits pétroliers dits de qualité supérieure, comme le diesel ou encore le jet à très basse teneur en souffre (moins de 10ppm). Il contribuera également à améliorer la qualité de l’essence. Le raffineur de Mohammedia compte sur cette nouvelle unité pour améliorer sa productivité et sa marge, ainsi qu’adapter la production aux besoins du marché. «L’exploitation du complexe d’hydrocracking permettra ainsi d’atteindre une production annuelle de gasoil et de kérosène de 4,2 millions de tonnes, soit une augmentation de 60% par rapport à la situation avant modernisation. Ce qui permettra de répondre totalement la demande du marché national», souligne Ba-Amer lors de sa présentation.Au moment où cette unité est lancée, d’autres chantiers sont en cours. Prévu pour décembre 2011, l’unité répondant au nom de code «Topping 4», remplacera les deux unités de distillation actuellement en service. A terme, elle livrera une capacité additionnelle de 4 millions de tonnes par an, pour un coût global de 170 millions d’euros (1.9 milliards de dirhams). L’état d’avancement actuel du chantier est estimé à 48%. L’autre chantier en cours porte sur un produit dérivé à haut potentiel. Assurément, l’extension de la production de bitume est un axe stratégique de développement. Courant 2009, la demande interne sur ce seul produit, a connu une hausse de près de 30%, portée par l’extension du réseau autoroutier. Sans parler de la demande extérieure qui reste soutenue et enregistre une croissance à deux chiffres d’année en année. L’extension permettra de produire 280.00 tonnes additionnelles, pour un investissement de 20,7 millions d’euros (231,7 millions Dhs). Réalisé à 15%, la mise en service de l’unité est prévue pour juin 2011. Reste à savoir si, d’ici là, les délais seront tenus. L’activité de raffinage est structurellement liée à la conjoncture. Cours du pétrole brut, marges de raffinage, risques de change sont autant de facteurs qui conditionnent la réalisation des prévisions.


Autoproduction

L’appel d’offres pour le «générateur de turbo à vapeur» est en cours. Ce générateur est destiné à récupérer l’énergie au sein de la raffinerie de Mohammedia. D’une capacité de 10 Mégawatts, il permettra une économie annuelle de 62,2 millions de dirhams pour un investissement global de 78,4 millions. Sa mise en service est prévue pour 2012. O. Z.

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