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Résidences d'Ifrane: Les embûches du CIH

Par L'Economiste | Edition N°:403 Le 18/12/1998 | Partager

Le projet des Résidences d'Ifrane, initié par un groupe d'ingénieurs, attend toujours une issue. Le CIH veut assortir le déblocage de l'avance de l'Etat par l'augmentation du capital de cette société d'un montant pratiquement équivalent. En attendant, les promoteurs réagissent à coups de "prix cassés".

Débloquera, débloquera pas? Depuis plus d'un an et demi, le projet du village de vacances plus connu sous le nom générique des "Résidences d'Ifrane" attend toujours de voir s'ouvrir les vannes du CIH. Cet établissement ne s'est toujours pas décidé à débloquer l'avance de l'Etat, pourtant accordée en juin 1997. Ce projet, composé de 148 chalets sur 3 ha, a été agréé par le Ministère du Tourisme et classé "résidence touristique de première catégorie". Le coût du projet s'élève à 75 millions de DH, financé par les apports des actionnaires en capital et les comptes courants associés qui ont atteint 45 millions de DH. Le projet aura donc attendu en vain la mobilisation de l'avance de l'Etat.
Cette enveloppe d'environ 12,5 millions de DH doit permettre de finir les travaux dont l'état d'avancement est à plus de 90%. Le permis d'habiter pour 82 appartements a été délivré à la société et une quarantaine de sociétaires ont pris possession de leurs biens. M. Mohamed Bachiri, président du CA des Résidences d'Ifrane, multiplie les initiatives. Les nombreuses démarches auprès du CIH sont restées sans suite. M. Abdelouahad Souhail, PDG, considère que l'octroi de cette avance de l'Etat est conditionné par une augmentation du capital de la société de 10 millions de DH. Selon lui, cette opération permettra de garder l'équilibre de l'entreprise. Pourtant, son prédécesseur avait accordé au projet 3 millions de DH de crédit-relais, afin d'éviter d'arrêter le projet.
Or, M. Bachiri assure que la société est constituée de petits épargnants qui n'ont pas les moyens de suivre les exigences de cet établissement hôtelier. S'ils avaient la possibilité d'augmenter le capital, pourquoi devraient-ils recourir à l'avance de l'Etat?

Défaillance de l'Etat


La question reste posée, d'autant que le montant de cette augmentation est à peu près équivalent à l'avance de l'Etat qui est remboursable. Cet obstacle pose le problème de l'encouragement à l'investissement, d'autant plus que les promoteurs, essentiellement des ingénieurs de l'Ecole Mohammadia, avaient l'intention de multiplier ces expériences. L'attitude du CIH les en a définitivement dissuadés. Autre grief, l'application effective des textes. En effet, le code d'investissement touristique accordait des avantages, dont la dispense du paiement de la TVA et l'avance de l'Etat.
Dans une correspondance adressée cet été au Ministère de l'Economie et des Finances, M. Bachiri a attiré l'attention, non seulement sur "la crédibilité de l'Etat" que ce retard de déblocage a entamée auprès de la communauté des ingénieurs. De plus, "Les Résidences d'Ifrane" ont subi de ce fait "un préjudice grave" qui risque de les mettre en porte à faux avec les entreprises dont les traites sont à aujourd'hui restées impayées. Du côté du Ministère, silence radio.
Les promoteurs de cette entreprise ne sont pas restés les bras croisés. Face à cette chape de plomb, ils ont réagi sur d'autres flancs. La première initiative a consisté à lancer une campagne publicitaire en "cassant" les prix. Des facilités qualifiées d'exceptionnelles ont été alors mises en place: un apport initial réduit et un crédit gratuit sur 5 ans pour 60% du prix de cession, payable par mensualité. "Cette opération comporte des risques, mais c'est une solution à la défaillance de l'Etat", fait remarquer M. Bachiri.
Il est à rappeler que les "Résidences d'Ifrane" est une filiale du Groupement d'Investissement et de Développement (GID), holding financière créée en 1990 par les ingénieurs de l'Ecole Mohammadia.

Mohamed CHAOUI

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