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Courrier des Lecteurs

Remboursement des BDP: Les obstacles levés

Par L'Economiste | Edition N°:403 Le 18/12/1998 | Partager

Plus que quelques jours avant l'échéance des bons de privatisation. Une opération qui va coûter au Trésor plus d'un milliard de DH. Les préparatifs vont bon train. La balle est désormais dans le camps des organismes dépositaires.

A moins de deux semaines de la date de remboursement (31 décembre) des bons de privatisation, tous les obstacles ont été aplatis, selon des sources proches du dossier.
Comme l'avait souligné L'Economiste dans une précédente édition(1), quelques difficultés avaient surgi quant à la détermination des encours et l'identification des porteurs. A l'approche de l'échéance, et à la demande du Trésor, les organismes dépositaires (banques et sociétés de bourse) avaient été appelés à arrêter leurs encours et à les déclarer le plus rapidement possible. Une fois comparés avec les états fournis par la bourse de Casablanca, il s'est avéré qu'il existait un écart qui de plus est important. La sonnette d'alarme a aussitôt été tirée par le Trésor. «Nous avons décidé de réunir tout ce monde autour d'une table pour éclaircir les choses», est-il indiqué auprès du Trésor. Ainsi, deux réunions se sont tenues en novembre et une date limite a été fixée au 22 décembre pour que tous les organismes dépositaires valident leur situation et fassent état des encours par souscripteur et par bon.
«En fait le problème n'est pas né d'hier. Au moment des déclarations, aucune distinction n'a été opérée entre BDP I et BDP II. Cela a pris de l'ampleur au fur et à mesure de la concrétisation des transactions. La négligence du suivi permanent a fait que les banques dépositaires sont aujourd'hui confrontées à des difficultés», est-il expliqué.
Ainsi, après plus d'une semaine de la suspension de la cote (le 7 décembre), les mêmes sources affirment que «tout est rentré dans l'ordre et que le remboursement devrait se dérouler sans heurts».
Concernant la dématérialisation des bons et l'identification des détenteurs, des responsables du Trésor précisent que «la dématérialisation ne veut pas dire absence de trace. Chaque investisseur reçoit un certificat ou une attestation de sa banque dépositaire en contrepartie de l'opération effectuée sur son compte titres, en vertu de quoi il se fera rembourser».
Globalement, les analystes estiment que le produit n'aura pas accompli son rôle de stimulateur du marché, d'autant plus que le processus de privatisation lui-même est mal huilé. Les bons de Saaïdi auront donc quitté le marché sans bruit. Il est souligné que l'existance d'un nombre important de bons non convertis peut être interprété de deux manières: soit que les privatisations qui ont eu lieu n'étaient pas très convaincantes ou qu'il y a eu anticipation de baisse des taux sur le marché obligataire. Rappelons qu'en l'absence d'échange, est remboursé au porteur le nominal majoré d'une rémunération annuelle capitalisée de 8,5% l'an. Ce qui porte la valeur théorique des BDP I à 1.272,20 DH et des BDP II à 1239,30 DH. Au total, le Trésor doit payer plus d'un milliard de DH pour un encours de 826.030 bons. Les bons de deuxième tranche y sont représentés à hauteur de 78,5%.
Au dernier jour de leur cotation, les BDPI ont été traités à 1.241 DH contre 1.211 DH pour les BDP II. Les deux dernières séances ont été caractérisées par des ventes massives des petits porteurs au bonheur des OPCVM qui ont jugé les taux de rendement intéressants.

Hanaa FOULANI

(1) Edition n°395 du 8 décembre 1998.

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