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Economie

Rabat
Les licenciés de la faculté des lettres ne chôment pas

Par L'Economiste | Edition N°:3294 Le 09/06/2010 | Partager

. 26% trouvent un emploi dans les six premiers mois . Contre 13% pour les scientifiques . Mais 50% ne sont pas satisfaits de leur vie active Répondre aux besoins du marché de l’emploi dans une économie qui s’ouvre progressivement sur l’international est parmi les nouveaux défis de la réforme de l’université marocaine. Conscient de cet enjeu, l’Université Mohammed V-Agdal de Rabat (UM5A) a lancé durant ces dernières années plusieurs actions pour améliorer son offre par la création de licences professionnelles et de masters spécialisés. Pour évaluer le résultat de cette nouvelle orientation, la direction de l’UM5A a mis en place, depuis 2006, un système de suivi de l’insertion de ses étudiants dans le marché du travail durant les 6 premiers mois après l’obtention du diplôme. Les résultats frappants de ce travail concernant les années 2006, 2007 et 2009 ont été présentés dernièrement à la presse par Hafid Boutaleb Joutei, président de l’UM5A. «La remise du diplôme se fait 6 mois après la fin des études. On profite de cette occasion pour faire remplir un questionnaire remis aux étudiants pour avoir une idée sur leur situation durant cette période», indique Boutaleb. Premier constat, selon ce dernier, le taux d’insertion dans le marché du travail des diplômés de masters est plus élevé que celui des licenciés. Mais le plus frappant est que les licenciés en lettres sont les premiers à intégrer la vie active (26% des lauréats). Alors que ce taux est inférieur pour les licenciés sortant de la faculté de droit et de celle des sciences avec respectivement 25 et 13%. L’examen des questionnaires a permis de constater qu’à défaut de trouver un travail, une partie des interrogés opte pour la préparation par la suite d’un master ou un doctorat. Le taux le plus élevé est enregistré chez les étudiants scientifiques avec un pourcentage de 66%, suivis des licenciés de la faculté de droit (37%) puis de ceux de la faculté des lettres avec uniquement 17%. Ceux qui n’arrivent pas à terminer leurs études supérieures poursuivent leur parcours du combattant dans la recherche d’un emploi, avec un attachement aveugle pour une grande partie des licenciés à la fonction publique. Mais pour ceux qui ont déjà intégré le monde du travail, il faut signaler que presque 50% parmi eux ne sont pas satisfaits de leur situation, relève l’examen des questionnaires. Dans sa discussion avec la presse, Boutaleb a abordé également certains points noirs auxquels il faut s’attaquer immédiatement. Le plus important est celui de la forte déperdition enregistrée particulièrement dans les deux premières années du cursus universitaire. Près de 45% des étudiants abandonnent sans pouvoir arriver à dérocher leur licence, selon Boutaleb. Ce dernier tient toutefois à préciser que 50% parmi eux ont pu valider 8 unités sur un total de 24. «L’avantage du nouveau système LMD est de donner la chance à cette catégorie d’étudiants d’obtenir par la suite leur licence», indique le président de l’université. D’une manière subtile, ce dernier a pointé du doigt l’opération du départ volontaire qui a causé une hémorragie dans le corps enseignant. «Depuis 2005, on n’a pu recruter que 60 professeurs alors que le nombre de départs s’élève à 218», argumente Boutaleb. Mais ce dernier reste optimiste pour combler une partie de ce déficit eu égard aux moyens financiers conséquents mobilisés dans le cadre du plan d’urgence. «Le budget de notre établissement a été plus que doublé par rapport à 2008», indique le président de l’UM5A. Nour Eddine EL AISSI

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Au cours de sa rencontre avec la presse, le président de l’Université d’Agdal a affiché sa satisfaction du bilan de son mandat qui arrive à terme avec la prochaine rentrée universitaire. Pour capitaliser sur les acquis réalisés et faciliter la mission de la nouvelle direction, l’équipe de Boutaleb vient de préparer 8 manuels sur les différents aspects du fonctionnement de l’université dont quatre ont été déjà publiés. Le premier porte sur l’organisation et référentiel des emplois et des compétences de l’UM5A. Le deuxième aborde le programme de développement de l’université pour la période 2009-2012. Le plan de mise en œuvre du programme d’urgence fait l’objet de la troisième publication. Alors que le dernier est sous forme de guide sur les indicateurs de performance.

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