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Société

Prosélytisme
Une affaire, deux versions

Par L'Economiste | Edition N°:3257 Le 19/04/2010 | Partager

. Témoins, fax, site… à chacun ses preuves. Qui se cache derrière les «Enfants du Maroc»?LA George Washington Academy (GWA) sort de son mutisme. Suite aux accusations de prosélytisme dont elle fait l’objet, un parent d’élève ayant porté plainte, l’école a tenu vendredi dernier un point de presse. Les interrogations sont multiples. D’abord il y a la question du témoin, Sum Johson, cité par l’avocat. Cet ex-instituteur aurait démissionné en 2008 de l’école américaine après avoir découvert des activités évangélisatrices. Deborah MacArthur, présidente de l’établissement, parle d’un homme qui avait «des problèmes d’ordre émotionnels». Elle n’en dira pas plus arguant une obligation de réserve. Il y a ensuite le cas de Karine Vasseur. Citée elle aussi par la requête. L’ex-conseillère pédagogique a été licenciée pour «avoir divulgué sans autorisation des informations confidentielles» (données personnelles, photos…). C’est ce qu’a révélé une enquête interne déclenchée par la direction: Vasseur les auraient transmises à une personne externe qui s’en est servies pour créer l’énigmatique site «Enfants du Maroc: Luttons contre le prosélytisme». D’après la présidente de l’école, Vasseur a donc été, «suspendue avec salaire avant d’être licenciée». Le plaignant avance au contraire que ce licenciement a été motivé par le fait que la conseillère «a informé les parents d’un élève dont l’état psychologique est détérioré». C’est cette famille qui a d’ailleurs attaqué l’école en justice après avoir constaté que leur enfant s’est converti au christianisme. MacArthur, présidente depuis 2007, explique que «vu notre environnement multiculturel nous enseignons les bases des religions monothéistes… C’est une norme internationale d’éducation». A George Washington Academy 30 nationalités se côtoient. Lorsque par ailleurs un enfant de 12 ans se pose des questions sur sa propre foi, «c’est aux parents d’y répondre». L’école se dit prête à apporter son aide à la famille Ighri. Nous avons par ailleurs contacté Mouhcine El Meliani considéré par l’école comme «le créateur du site diffamateur». Cet importateur de voitures de luxe rejette tout en bloc. Il produit un document où le site, créé le 13 mars dernier, est enregistré au nom de DesignGalaxy.com. Il assure donc ne pas en être l’auteur. La GWA affirme en revanche détenir des preuves. Irrité par cette affaire, El Meliani qui a retiré ses enfants de l’école en février 2010, «compte porter plainte pour diffamation». Il y a aussi ce fax où il est question de chantage. La présidente déclare que ce parent d’élève leur a «demandé de lui verser de l’argent pour se taire». L’école a refusé et garde soigneusement ce document qui ne nous a pas été communiqué. Là aussi le parent d’élève dément ses allégations. Il brandit une correspondance manuscrite datée du 18 mars où est écrit: «je vous donne un délai de 24 heures». La version originale du fax serait chez son avocat. El Meliani reconnaît par contre qu’il s’était emporté en déclarant à la direction qu’ils sont des «missionnaires évangélistes». Mais pas plus, soutient-t-il. Une grande question persiste: qui se cache réellement derrière le site «Enfants du Maroc»? Il est fort probable que les services de renseignement soient déjà sur cette piste.


Un cas sur 1.500?

L’Economiste a rencontré trois parents d’élèves qui ne cachent pas leur déception, avec parfois de la dérision: «si c’est une école évangélisatrice, elle fait un très mauvais travail», commente l’un d’eux, Dino Sebti. Les statistiques plaident aussi pour l’établissement: 1.500 lauréats depuis sa création il y a onze ans, 710 élèves inscrits et 200 autres en liste d’attente. Comment se fait-il que du jour au lendemain l’école soit accusée de prosélytisme? Sachant que l’école est reconnue par les gouvernements américain et marocain. Les 7.000 oulémas du Maroc condamnent pour leur part tout «acte de prosélytisme». Faiçal FAQUIHI

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