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Privatisation: L'intendance peaufine ses dossiers

Par L'Economiste | Edition N°:49 Le 15/10/1992 | Partager

Techniquement les dossiers sont prêts et les divers intervenants sont mobilisés, indique-t-on auprès du Ministère en charge des privatisations. Néanmoins,
de source informée, on précise qu'il n'est pas question d'interférer dans des processus en cours, comme la campagne électorale ou la remise au net des politiques sociales et financières. Autrement dit, les techniciens doivent attendre le feu vert des responsables politiques pour lancer les opérations de cession.


DEVANT les invités de la Journée économique du 8 Octobre 1992, organisée au Pavillon de Séville, M. Abouyoub, répondant à une question de la salle, a annoncé que les privatisations commenceraient dans "quelques jours". Tout en soulignant que ces opérations n'étaient pas une "affaire de mode", mais "la suite logique des réformes de fond", le Ministre a mis en rapport les privatisations, les réformes et les "moyens dont on dispose pour réaliser les objectifs, convenus avec les institutions internationales, en matière budgétaire". Un peu plus tard, sur les ondes de Médi 1, M. Abouyoub a donné un terme de "quelques semaines" pour les privatisations.

Responsables politiques et techniciens sont, avec la rentrée des affaires, soumis à des interrogations pressantes sur le dossier de la privatisation. Rappelons qu'aux yeux des partenaires étrangers, ce ne sont pas les ventes qui importent, mais l'opération en elle-même, qui est jugée significative de la libéralisation de l'économie marocaine. Pour les milieux d'affaires installés au Maroc, la privatisation, en tant que telle, revêt une importance moindre que les réformes dont elle fait partie.

En tout état de cause, les spécialistes se refusent à faire ce qu'ils considèrent être des "sur-promesses", estimant qu'elles engendreraient des pertes de crédibilité.

Dans les dossiers "techniquement prêts" pour la cession, figurent la plupart des entreprises industrielles soumises à audit-évaluation à la mi-Novembre 1991 et cinq des hôtels listés en Mars pour des audits-évaluations similaires(1) .

Figurent en particulier COTEF, la CIOR, SODERS, CHELCO,... S'y sont adjointes deux cimenteries, Asmar et CADEM, dont les parts publiques sont détenues par la SNI, une partie qualifiée "d'importante" des pétrolières et Général Tire.

La partie cimentière et la partie pétrolière sont les deux volets quasi-acquis. Il en va de même pour les cinq hôtels retenus qui ne sont pas sujet à controverse avec les gestionnaires, soit parce qu'il n'y pas de gestion en cours, soit parce que le gestionnaire relève du secteur. Les hôtels retenus sont le Basma de Casablanca, le Tarik et le Malabata de Tanger, le Sidi Lhacem Lyoussi de Séfrou et Les Amandiers de Tafraout. Il importe de rester prudent quant à la liste définitive, dont une partie dépend du feu vert politique en raison précisément de l'environnement, recommande-t-on de sources bien informées.

Les partenaires aux travaux de mise sur le marché ont été contactés, notamment l'agence de communication Shem's qui a en charge la communication dite "de base" . Les travaux pour lancer cette communication de type institutionnel doivent aussi être finalisés de manière à ce que "tout soit prêt" pour le feu vert.

Les contacts avec les établissements financiers sont aussi en cours. A ce niveau les spécialistes ont avancé une interrogation concernant l'environnement: la crise actuelle doit-elle amener à moduler les modes de cession.

De l'avis de banquiers, il serait difficile de pratiquer la cession à un établissement financier qui paye, à charge pour lui de revendre par la suite les titres acquis. De même, et toujours de l'avis de banquiers, le prix ferme n'est plus praticable dans les conditions envisagées depuis un an.

En revanche, auprès des administrations, on considère que l'obligation de moduler les méthodes n'est pas pressante. Certes, indique-t-on, il y a une crise, mais ce n'est pas une crise affectant l'épargne ou les capacités d'épargne. Il est en particulier fait remarquer que les dépôts bancaires ont continué d'augmenter et que, dans ce cadre, il y a à reformuler les répartitions entre le Trésor et l'économie, tout comme il est maintenant urgent de reprendre les réformes pour obtenir un marché financier.

N.S.

(1) Cf L'Economiste des 14 Novembre 1991 et 12 Mars 1992.




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