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Economie

Presse écrite: Comment devenir économiquement viable

Par L'Economiste | Edition N°:3258 Le 20/04/2010 | Partager

. La première fois qu’une étude focalise l’économie des journaux. Une consultation confiée au cabinet KPMGLA presse écrite négocie un nouveau virage. Une étude de développement sectoriel vient d’être lancée par le département de la Communication, en sa qualité de tutelle technique. La consultation a été confiée au cabinet KPMG. «Elle vise à doter le secteur d’un programme de mise à niveau pour garantir sa pérennité», note un rapport du cabinet, dont L’Economiste détient copie. En clair, mener une réflexion pour rendre l’entreprise de presse économiquement viable. C’est la première fois qu’une étude du genre souhaite mettre à contribution les opérateurs, focaliser le volet économique de la presse écrite et qui plus est confiée à un cabinet aussi important, précise un spécialiste des médias. L’enjeu de la démarche consiste à établir un état des lieux détaillé (diagnostic) afin de décliner un plan de développement sectoriel sur le court, moyen et long termes. In fine, l’étude permettra d’élaborer un projet de contrat-programme entre le département de la Communication et les professionnels. Le volet diagnostic devrait également analyser les difficultés de la presse écrite qui traverse une phase délicate ces temps-ci. L’état des lieux devrait revenir sur la problématique de l’écrit, le contexte de la crise et ses effets sur les recettes publicitaires qui se tassent de plus en plus, la pénétration des nouvelles technologies (surtout le Web qui accentue la pression sur la presse classique), les supports gratuits… Le constat aujourd’hui est que malgré la multiplicité des supports conjuguée à une très forte augmentation de la diffusion (+33%/an), la presse écrite nationale reste en deçà de ses consœurs européennes et américaines. Parmi les insuffisances énumérées, l’on note aussi des problèmes liés à la distribution surtout dans le milieu rural, à la logistique, les nombreuses créations et disparitions de titres, le déficit de ressources qualifiées… «Tout le monde connaît aujourd’hui le diagnostic, ce qui intéresse plus les professionnels, ce sont surtout les solutions», signale le dirigeant d’un groupe de presse. A ce titre, les professionnels veulent plus de visibilité par rapport à la formation, la modernisation de la distribution, le rôle de l’agence de presse, le côté juridique et les responsabilités du directeur de publication, du journaliste… Autant de questions auxquelles les consultants, en concertation avec le département de la Communication, devront apporter des éléments de réponse. La valeur ajoutée de l’étude résidera aussi dans sa capacité à identifier les meilleures pratiques à l’échelle internationale pour une meilleure définition des axes de progression. D’ailleurs, le cabinet KPMG compte mener un benchmark avec plusieurs pays qui ont une forte culture médiatique. L’objectif étant d’aller au-delà d’une simple transposition des pratiques vers l’adoption d’une démarche rigoureuse d’apprentissage et de progression. Parmi les pays retenus, figurent la France (qui connaît de nombreuses innovations), le Liban (qui a développé des quotidiens et magazines modernes à très fort tirage), l’Inde (pays où les créations de magazines progressent régulièrement), le Portugal, l’Argentine, l’Espagne (forte présence de la presse régionale et de magazines…) ou encore l’Algérie. Sauf que le choix de ce dernier pays ne fait pas l’unanimité auprès des professionnels. Même si la presse écrite du voisin de l’Est connaît un dynamisme avec des quotidiens arabophones puissants qui tirent jusqu’à 400.000 exemplaires, il n’en demeure pas moins que le business model de cette presse n’est pas comparable au nôtre. «Il faudra absolument éviter l’exemple algérien dont l’imprimeur et le client ne sont autres que l’Etat. Au Maroc, nous sommes plutôt dans un système libéral», tient à préciser le dirigeant d’un important groupe de presse. Outre le comparatif et les axes de progression, les professionnels de la presse écrite ont des attentes précises sur ce qui est communément appelé «lignes rouges», les problèmes de liberté et autres aspects liés à la politique. Ce sont les principaux problèmes posés ces dernières années. Selon des observateurs, «problèmes économiques ou politiques? Finalement, tout est lié. Souvent les problèmes politiques sont posés par des supports qui ont des soucis économiques ou ont du mal à survivre». Mais une fois la question économique résolue, parviendra-t-on à éviter les problèmes politiques?


Contrat-programme

LE mérite de la présente étude sera surtout de dresser un premier bilan du contrat-programme 2005-2009. Il s’agit surtout d’évaluer le degré de respect des engagements des parties concernées par le contrat-programme. Mais il est tout aussi question d’identifier les non-réalisations et l’importance des obstacles rencontrés. Ce sera aussi l’occasion de clarifier des aspects liés aux subventions: durée, montants alloués… L’objectif final étant de sortir avec un nouveau contrat-programme pour une mise à niveau de l’entreprise de presse, la publicité, la distribution, des agences de presse… Des contrats-cadres déclinés en plans de mise en œuvre seront articulés en actions à entreprendre, modalités et mesures ainsi qu’un échéancier et des indicateurs de suivi et de pilotage.Amin RBOUB

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