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Politique sociale : Quand les entreprises font des colonies de vacances

Par L'Economiste | Edition N°:42 Le 13/08/1992 | Partager

Survivances ou politique récente, des entreprises entretiennent des colonies de vacances pour les enfants de leur personnel.
Ce sont les Caisses des oeuvres Sociales (COS) qui prennent généralement en charge ce service. Le financement peut avoir plusieurs origines: prise en charge intégrale par la société avec ou sans participation du personnel. Chez Goodyear, par exemple, le financement est couvert pour moitié par des apports internes et pour moitié par des cotisations des salariés. Les participations salariales et patronales sont sous forme de prélèvements mensuels de 1,5% sur le salaire. Le budget 91 s'est ainsi élevé à 730.000DH. Ce montant permet l'organisation de deux colonies de vacances pour la deuxième année consécutive. Pour les plus jeunes, de six à huit ans, il s'agit plus exactement d'un centre aéré, puisque les enfants rentrent chez eux le soir. Un car loué par la société vient les chercher à domicile pour les emmener à Tahiti Plage. Un local leur est réservé ainsi qu'une piscine pour eux seuls à raison de deux séances par jour. Durant deux semaines, du Lundi au Jeudi, outre la piscine, une animation est organisée par des moniteurs. Ils sont ainsi environ 140 enfants à avoir pu bénéficier, en deux périodes, de cette animation sur une durée d'un mois. Les plus âgés (neuf à douze ans) partent, quant à eux, à la montagne durant onze jours. Goodyear loue un campement où l'on installe des tentes. Cette colonie de vacances à plein temps ne revient pas plus cher à la société que le centre aéré pour lequel les déplacements en car sont relativement coûteux.
En tout, ils sont ainsi un peu moins de 300 jeunes qui bénéficient de l'action sociale de l'entreprise. "Nous sommes très attachés à l'organisation de telles animations, confie la direction, elles permettent une meilleure intégration du personnel à la société. En plus, les affinités entre certains enfants peuvent se répercuter au niveau de leurs parents". "C'est une politique qui permet de mieux intégrer le personnel "précise un des membres de la COS. Le budget "colonie de vacances" va parfois jusqu'à habiller les enfants. Une tenue sportive est généralement fournie et "surtout la casquette pour les repérer". En plus de la tenue, chez Général Tire, on donne un petit peu d'argent de poche, précise-t-on. A la RAM , les colonies de vacances sont une tradition depuis plus de vingt ans. Trois sessions de quinze jours pour un ensemble de 450 enfants de huit à douze ans sont organisées chaque année. Un camp est loué par l'intermédiaire du Ministère de la Jeunesse pour quinze Dirhams par jour et par tête. Le budget total s'élève à 500.000DH soit environ 74DH par jour et par personne.
A la MMA (Manufacture Marocaine d'Aluminium), la première colonie est prévue pour l'été 93. Un budget de 80.000DH permettra l'organisation d'une colonie de quinze jours. Comme par ailleurs, un comité interne à l'entreprise confiera l'organisation technique à une association, chaque enfant coûtera 50DH par jour. Les parents n'auront que les affaires personnelles à fournir.
Chaque société se plaît à justifier l'existence d'un tel service et pourtant, sur les quatorze entreprises contactées (sur la base de leur réputation en matière de politique sociale), la moitié n'organise pas de colonies. A la RATC et à la Régie des Tabacs, on a abandonné ce système: leurs services sociaux se sont heurtés à la difficulté de prendre en charge des enfants (problèmes de santé, absence des parents,...). Aussi, la RATC a-t-elle préféré développer la formule location de bungalows, "une politique qui privilégie le regroupement familial", souligne-t-on.

Béatrice LECCIA

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