×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste



eleconomiste
Vous êtes 203.440 lecteurs à vous connecter sur leconomiste.com chaque jour. Vous consultez 254.995 articles (chiffres relevés le 29/5 sur google analytics)
Economie Internationale

Pétrole: L'Opep victime de son indiscipline

Par L'Economiste | Edition N°:204 Le 16/11/1995 | Partager


La demande qui devrait être satisfaite en 1996 par le pétrole brut de l'Opep et les mouvements de stocks s'établira à 24,6 millions de barils/jour, soit 400.000 barils/jour de moins qu'en 1995, selon le dernier rapport mensuel de l'Agence Internationale de l'Energie (AIE). Cette baisse aura, sauf en cas de redressement des cours, des répercussions négatives sur les revenus de l'Organisation. En 1994, ceux-ci ont reculé de 2% à 124,6 milliards de Dollars, d'après la revue Pétrostratégies. Cette régression avait résulté en grande partie de la chute des cours du brut puisque, en volume, les membres de l'Opep avaient augmenté leurs exportations. Le prix moyen des bruts vendus à l'étranger par le cartel avait en effet diminué de 3% à 15,25 Dollars.
La demande pétrolière étant appelée à croître de 1,6 million barils/jour en 1996, cela signifie que l'offre des pays non membres du cartel devrait progresser de 1,8 million de barils/jour. Les bénéficiaires de cette hausse, selon l'Agence, sont les producteurs de la Mer du Nord, d'Australie et d'Amérique latine.

L'Opep n'aura donc pas d'autre choix, lors de sa réunion à Vienne le 21 novembre, que de reconduire pour un an supplémentaire son plafond de production, en conclut un expert algérien cité par La Tribune. Pour lui, l'Organisation "doit composer avec une indiscipline notoire de ses membres, qui a pour résultat de propulser à plus de 1 million de barils/jour le dépassement du quota global de production".
En matière de franchissement de quota, ce n'est pas tellement Qatar qui gêne puisque sa production est modeste (378.000 barils/jour officiellement), mais plutôt le Venezuela. Alors que son plafond est fixé à 2,359 millions de barils/jour, ce pays a produit en octobre dernier 2,72mbj. Il a même ravi à l'Arabie Saoudite la première place en tant que premier fournisseur (de l'Opep) des Etats-Unis, indique le quotidien français.
Le prix du pétrole devrait se maintenir dans une fourchette de 15 à 20 Dollars le baril jusqu'en 2010, à en croire l'un des directeurs de Cambridge Energy Research Associates.
"L'un des facteurs essentiels de l'évolution de ce prix réside dans l'entente entre les Etats-Unis et l'Arabie Saoudite", explique le directeur de Pétrostratégies. L'Arabie Saoudite, qui pèse à elle seule 50% de la capacité pétrolière non utilisée dans le monde, ne veut ni d'un prix trop bas, pour des raisons de rentabilité, ni d'un prix trop élevé, ce qui déclencherait le développement d'énergies de substitution.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    abonnement@leconomiste.com
    mareaction@leconomiste.com
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc