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OMD: Le HCP dresse le bilan de mi-parcours

Par L'Economiste | Edition N°:3255 Le 15/04/2010 | Partager

. Les objectifs doivent être atteints en 2015 . L’enseignement et la santé, les points noirs«Le Maroc est sur le bon chemin pour réaliser de nombreux Objectifs du millénaire de développement (OMD). Toutefois, des efforts restent à faire dans d’autres domaines où le pays enregistre un certain retard», a affirmé Ahmed Lahlimi, Haut-commissaire au plan (HCP) lors d’une conférence organisée mardi à Rabat. C’est l’occasion de présenter le 4e rapport sur l’état d’avancement de la réalisation de ces objectifs. «Ce rapport périodique constitue un outil pour mesurer le chemin parcouru et déceler les retards et les lacunes» a-t-il expliqué. Parmi les objectifs fixés, figure la réduction de la pauvreté extrême. Au Maroc, la proportion de la population disposant de moins de 1 dollar par jour connaît une baisse importante, a souligné le rapport. Par ailleurs, le Maroc doit faire face à la rigidité des inégalités sociales, celles-ci ont été juste stabilisées au cours des années 2000, après avoir connu une tendance à la hausse le long des années 90. Pour cela, le pays a affecté, l’année écoulée, près de 55% de son budget aux secteurs sociaux contre 42% en 1992. Il a également mis en œuvre une couverture maladie obligatoire. En revanche, sur l’objectif de l’enseignement primaire pour tous, le Maroc piétine encore. La persistance des problèmes au niveau de l’enseignement préscolaire, l’impact limité des programmes de l’éducation non formelle, le taux élevé de déperdition aux nivaux collégial et secondaire sont autant d’obstacles qui entravent la réalisation des objectifs escomptés dans le domaine de l’éducation. A cela s’ajoute la non scolarisation des filles, notamment dans les zones rurales. Et ce, malgré les plans d’urgence, les réformes et les grands budgets alloués au secteur ayant atteint cette année plus de 50 milliards de DH, (en hausse de 33% par rapport à 2008). «Le Maroc pourrait atteindre ses objectif s’il arrive à continuer sur sa lancée. Toutefois, les lacunes en matière d’enseignement constitue une entrave majeure», a déploré Lahlimi.En matière d’égalité entre les sexes, l’évolution est certes importante, notamment après l’entrée en vigueur de la Moudouana. En revanche, les acquis législatifs en matière de droits des femmes ne sont pas assez diffusés et vulgarisés, a noté le rapport. Le pays est également appelé à améliorer les mécanismes de suivi et de mise en œuvre des lois. Quant aux objectifs liés à la santé infantile et maternelle, là aussi, le pays est un mauvais élève. Une certaine stagnation est observée depuis le début de la décennie. Sur près de 9 ans, le taux de mortalité infanto-juvénile est passé de 47 pour mille à 38 pour mille en 2009, et ce malgré l’instauration d’une stratégie qui prévoit de réduire ce taux à 15 pour mille entre 2008 et 2012. La persistance du phénomène est essentiellement liée à la nature des programmes spécifiques adoptés vers la fin des années 90, l’insuffisance de la couverture médicale, de soins et de personnel, notamment en milieu rural. S’ajoutent à cela des causes indirectes comme la pauvreté, l’analphabétisme ou encore les mauvaises conditions d’hygiène.


Risque de paludisme

Lahlimi a également fait le point sur les avancées et les lacunes dans la lutte contre le sida et le paludisme. Concernant le premier fléau, le taux de prévalence se stabilise autour de 0,1%, selon les données du ministère de la Santé. Un taux qui sera légèrement en hausse les prochaines années (0,11% en 2010 et 2011 et autour de 0,13% entre 2012 et 2013). Quant au paludisme, cette maladie a aujourd’hui disparu du Maroc, le dernier cas de paludisme autochtone a été dépisté en 2004. Toutefois, le risque de sa réintroduction est présent.Bouchra Alaoui Ismaili

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