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OCE: 350.000 tonnes export attendues en 2015

Par L'Economiste | Edition N°:3188 Le 12/01/2010 | Partager

. Stratégie et plans d’action fin prêts . Reste le recrutement de l’équipe de pilotage LE 3e conseil d’administration de l’Office de commercialisation et d’exportation (OCE), tenu le 7 janvier, a fait salle comble. Aucun administrateur, public ou privé, n’a manqué à l’appel. Mieux encore, l’administration y était représentée par des profils de haut niveau ayant pouvoir de décision. Car l’évènement est de taille. Il s’agit en effet de l’avenir de l’Office à travers sa nouvelle stratégie, ses projets d’agrégation, ses partenariats ainsi que ses plans d’action pluriannuels. D’autant plus que l’Office entend se positionner sur des créneaux profitant avant tout au petit producteur. Agriculture biologique, produits de terroir, agrumes et primeurs, autant de niches ciblées par l’entreprise. Pour lesquelles, l’approche adoptée sera articulée sur deux axes: le sourcing et la commercialisation. Le premier axe s’appuie sur 5 stations de conditionnement, 10 plateformes de collecte et de valorisation et 3 entrepôts frigorifiques. Alors que le second sera basé pour l’essentiel sur le commerce équitable. L’objectif est de réhabiliter le petit opérateur en l’accompagnant tout au long du processus de production, de conditionnement et de commercialisation. Pour rappel, la restructuration de l’OCE a été décidée par une commission interministérielle présidée par le Premier ministre. Elle avait recommandé «la mise en place d’une stratégie et sa déclinaison en plans d’action pluriannuels ainsi qu’un nouveau modèle organisationnel».Aujourd’hui, l’essentiel de ces recommandations a été traduit en actions concrètes. Il ne reste que la mise en œuvre de son plan organisationnel et la validation de ses projets de partenariat. Or, le premier volet dépend surtout de l’aval du département des Finances. Cependant, le second axe demeure lié à la sortie du texte sur la transformation de l’Office en SA. (cf.www.leconomiste.com).Au chapitre des réalisations, l’assainissement financier des filières a été bouclé. De même que la mise à niveau du social a été menée à terme grâce au départ volontaire de 305 agents permettant un gain d’environ 250 millions de DH. L’outil de production a été aussi assaini et des projets de sa modernisation sont fin prêts. Reste donc le passage à l’action. D’autant plus que l’Office opère avant tout dans le domaine des produits périssables pour lesquels les contrats de livraison et de vente sont conclus préalablement au démarrage des campagnes de production. Autrement dit, tout retard dans l’activité se traduit par la perte d’une saison. Et l’enjeu est de taille. L’OCE table en effet sur un volume export de 350.000 tonnes à l’horizon 2015. Sur ces quantités, 55% seront constitués de produits bio et de terroir, les agrumes et primeurs se partageant le reste. A noter aussi que le commerce équitable devrait intéresser quelque 8% du volume global des exportations. Par source d’approvisionnement, les filiales participeront à hauteur de 27% alors que les stations partenaires de l’Office fourniront 57% du tonnage export. Le reste proviendrait des exportateurs indépendants. «C’est que l’OCE veut se positionner en tant que partenaire des autres groupes exportateurs et non comme concurrent», déclare le directeur général, Najib Mikou. La valorisation n’est pas en reste. Elle cible le marché de bouche moyennant des produits emballés et l’industrie de transformation pour ce qui est des écarts de triage. L’objectif est d’améliorer la recette du producteur en barrant la route aux intermédiaires, mais aussi de servir au consommateur des produits de qualité et à bon marché.


Potentiel

LES potentialités sont énormes surtout en matière d’agriculture biologique et autres produits de terroir. Selon le cabinet Mazars Masnaoui, à qui revient l’élaboration de la nouvelle stratégie et ses déclinaisons en plans d’action, ces marchés sont peu pénétrés par les produits marocains. Ils représentent moins de 0,025% des exportations nationales alors que le marché qui culmine à plus de 40 milliards de dollars progresse de 10% annuellement. Quant au commerce équitable, il renferme un circuit de distribution fort de 50.000 points de vente à travers le monde.A.G.

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