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Politique

Nouvelle crise interne au RNI

Par L'Economiste | Edition N°:1423 Le 25/12/2002 | Partager

. Cette fois, c'est la répartition de la subvention étatique pour la campagne électorale qui pose problème. Il s'agit d'une enveloppe de 18 millions de DHEncore une fois, le torchon brûle entre le patron du RNI et plusieurs membres du parti. A l'origine de ces querelles, des questions d'organisation et de gros sous.D'importants militants du parti reprochent à Ahmed Osman de s'être accaparé la somme d'argent versée par l'Etat à leur formation politique en guise de subvention à la campagne électorale(1). Il s'agit d'une enveloppe de 18 millions de DH, estiment certains. Le chèque est libellé au nom du président du parti. En principe, les candidats du parti aux dernières élections devaient profiter de cette somme. Et pour cause, le calcul se fait sur la base des voix collectées et des sièges obtenus au Parlement. Ahmed Osman aurait expliqué à des députés que l'argent de la campagne sera utilisé pour redresser la situation financière du journal du parti. «C'est inacceptable«, rétorquent les intéressés et d'ajouter: «Le parti reçoit annuellement une subvention étatique pour le financement de la presse«. C'est d'ailleurs le cas de tous les autres formations politiques. Aussi, plusieurs députés pensent-ils qu'il s'agit là d'un détournement de fonds que la Cour des Comptes devrait épingler. En effet, cette dernière désigne un juge chargé de suivre ce dossier et de s'assurer que les fonds alloués par l'Etat ont bel et bien étaient distribués. En outre, lors du congrès du RNI en 2001, il a été convenu de tenir, chaque semaine, une réunion du bureau politique, à l'instar de ce qui se fait dans d'autres formations. Mais depuis quatre mois environ, le bureau politique du RNI ne s'est réuni que deux fois seulement, sachant que les statuts du parti octroient uniquement au président le droit de convoquer cette instance. L'Economiste n'a pas pu contacter Ahmed Osman, car ce dernier se trouve actuellement en voyage à l'étranger. Les querelles intestines au sein du RNI ont commencé la veille des élections législatives. Le choix des candidats en tête de liste avait fait beaucoup de mécontents. A l'époque, certains ont condamné la mainmise de l'entourage d'Osman sur le parti. Le mécontentement s'est amplifié après l'annonce des résultats et notamment lors des négociations entre le Premier ministre, Driss Jettou, et le président du RNI. Les militants ont reproché à ce dernier de les avoir complètement écartés du débat sur la participation au gouvernement, les départements réservés au parti et le choix des ministres. En conséquence, une majorité de députés avaient menacé de voter contre le programme de Jettou. Aujourd'hui, les ministres du RNI sont pour la plupart boudés par des parlementaires mécontents.La crise au sein du RNI ne date pas des élections de septembre. Il y a quelques années, Abderrahmane Kouhen avait quitté le Rassemblement pour créer sa propre formation, le Parti de la Réforme et du Développement (PRD).Abdelmohsin EL HASSOUNI (1) A noter que bon nombre de députés et de militants importants ont refusé d'être cités.

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