×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Affaires

Mondial 2010
Le classico «Barça-Real» vécu dans les cafés

Par L'Economiste | Edition N°:3294 Le 09/06/2010 | Partager

. Le duel entre les deux clubs espagnols est aussi la rencontre de l’année au Maroc. Pour les tenanciers des cafés, c’est l’assurance d’une recette record. Des scènes de fraternisation et de fair-play entre supporteursLa rencontre entre le FC Barcelone et son rival honni, le Real Madrid, le fameux «classico» de la Liga, est sans aucun doute le derby du football qui suscite le plus de passion dans le monde. Pas seulement en Espagne, mais aussi et de plus en plus, au Maroc. Si jadis, pour des raisons historiques et culturelles, cette ferveur se ressentait surtout à Tanger et Tétouan, elle a gagné depuis des années, Casablanca et les grandes villes du Royaume. Comme à Madrid et Barcelone, le duel entre Catalans et Merengues occupe les conversations de nombreux fans du football durant la semaine. Et les discussions dans les bureaux. Aujourd’hui, les Marocains, déçus par le niveau du football national et les déboires successifs de leur sélection, ont choisi de voter avec leur parabole. Ils connaissent dans le moindre détail les stars du Barça et du Real et l’actualité quotidienne de ces deux clubs mythiques. Les signes de cette contagion de la passion qui entoure le «classico» sont particulièrement visibles à Casablanca: le jour du match, une demi-heure avant la rencontre, les grandes artères sont quasiment vides. Comme par enchantement, la circulation devient subitement fluide. L’explication est simple: les sorties de bureau et des usines sont anticipées afin de ne rater aucune minute de la rencontre la plus attendue de l’année de la planète foot. Quitte à trouver un alibi. De leur côté, les tenanciers des cafés se frottent les mains. Le classico est l’assurance d’un record de recettes, quelle que soit la situation géographique du café. Qu’ils soient au centre ou à la périphérie, la plupart des cafés sont équipés d’une antenne parabolique et d’un ou plusieurs récepteurs pour capter les bouquets diffusés par satellite. Certains diffuseurs comme Al Jazeera ont même adapté leur politique commerciale en prévoyant une offre dédiée aux cafés. Tous ces lieux sont pris d’assaut quelques minutes avant le début de la rencontre, certains gérants de cafés en profitent pour augmenter les tarifs. Dans l’euphorie, les clients ne s’en aperçoivent pas. Cette technique d’optimisation de la recette, appelée yield management, n’est donc pas l’apanage des transporteurs aériens ou des hôteliers. Par ailleurs, comme en Espagne, il faut aussi choisir son camp: soit le Barça, soit le Real. A Casablanca, il y a autant de fans des Catalans que des Madrilènes. Mais avec ses succès assorti d’un jeu spectaculaire, le FC Barcelone a recruté plus de fans que son rival madrilène ces deux dernières années. Dans les marchés de la ville, son maillot se vend plus que celui du Real Madrid. Le phénomène d’appartenance à l’un ou l’autre camp est encore exacerbé dans le nord, à Tanger et Tétouan où il existe des cafés 100% Madrid ou Barcelone. Gare au «touriste» qui se serait trompé d’adresse. A l’inverse de l’agressivité que l’on peut observer sur les gradins de nos stades, le «public» qui fréquente les cafés à l’occasion du « classico» vient avant tout pour voir le spectacle. Bref, il se comporte en vrais fans du foot en oubliant au besoin, leur camp respectif. Le jeu léché produit par le FC Barcelone et les enchaînements techniques de Xavi Hernandez, Andrès Iniesta ou les accélérations de Lionel Messi, le petit lutin argentin, sont parfois applaudis jusque dans le camp des sympathisants et supporteurs du Real. Vous imaginez des wydadis applaudir les gestes des joueurs du Raja? Impensable! C’est cela aussi le «miracle» du classico. Indépendamment de leurs préférences, les Marocains sont surtout adeptes du beau jeu. Et avec le Barça, ils sont servis.Abashi SHAMAMBA

Un certain Chelsea-Barça

L'incroyable scène de fraternisation dans un café au quartier Racine à Casablanca lors de la demi-finale retour de la Champion’s League entre le club anglais de Chelsea et le FC Barcelone en mai 2009, illustre parfaitement la sympathie dont jouit le club catalan au-delà de la famille de ses supporters. Dans les ultimes minutes de la rencontre, lorsque Iniesta, le jeune et talentueux milieu de terrain du Barça marqua le but d’égalisation, synonyme de la qualification en finale, tous les clients, qui ne se connaissaient pas, se levèrent subitement pour échanger une accolade. Parmi eux, de nombreux fans du Real Madrid qui communiaient avec ceux du Barça. Casablanca est sans doute le seul endroit au monde où pareille scène peut se produire.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    abonnement@leconomiste.com
    mareaction@leconomiste.com
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc