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Maroc-SFI: Des engagements revus à la hausse

Par L'Economiste | Edition N°:2421 Le 13/12/2006 | Partager

. Une réunion marathon avec les décideurs marocains. Le Royaume: Un bon élève, mais...Lars Thunell, vice-président exécutif de la Société financière internationale (SFI), filiale de la Banque mondiale (BM) chargée du secteur privé, était en visite éclair au Maroc jeudi et vendredi derniers, dans le cadre d’une tournée qui l’avait d’abord menée en Egypte et en Algérie. Un programme marathon pour le numéro 2 de la SFI: rencontres avec des représentants du secteur financier, des capital-risqueurs, de la communauté d’affaires de la CGEM et différentes entreprises publiques, entretien avec Driss jettou, Premier ministre et réunion de travail avec Fathallah Oualalou, ministre des Finances, et Abdellatif Jouahri, wali de Bank Al-Maghrib. Thunell, qui fait sa première sortie dans cette partie du monde depuis sa prise de fonction à la SFI en janvier 2006, a déclaré lors d’une rencontre avec la presse spécialisée que l’objet de sa visite est de «mieux connaître le pays, de rencontrer les décideurs du public et du privé avec lesquels nous collaborons, l’étape suivante serait d’identifier les priorités d’action et les domaines de coopération». Mesurer donc la température des affaires et identifier les interlocuteurs. Une température que Thunell juge, par ailleurs, très bonne en comparaison avec les deux autres pays visités. «Il est évident que les trois pays occupent des positions extrêmement différentes». L’Algérie avec ses 70 milliards de dollars de réserves dues aux recettes pétrolières n’a certes pas besoin de financement mais plutôt «d’un très grand transfert de connaissances», juge le vice-président. Le Maroc, dont le PIB par habitant est d’une valeur plus faible, a néanmoins réalisé des progrès et des avancées tangibles concernant la libéralisation et se retrouve à un niveau de développement plus avancé. «Le pays est beaucoup plus sophistiqué que ne le sont bon nombre de ses voisins», déclare-t-il. Si la SFI présente le Maroc comme un «bon élève» grâce notamment aux multiples réformes et mesures visant à améliorer le climat des affaires, elle met toutefois un bémol quant aux carences en termes d’infrastructures, d’énergie, de système routier, de ports et aéroports. La SFI souhaite amorcer un débat sur sa participation, dans le cadre de partenariat entre le public et privé (PPP) à y remédier. «Des plans d’envergure que nous souhaitons soutenir grâce à l’apport d’autres investisseurs étrangers, le secteur touristique par exemple ou le secteur financier, il est clair que le Maroc a un système financier assez avancé».La SFI, dont les investissements ont atteint, au courant de l’année fiscale 2006, 55,6 millions de dollars (472 milliards de DH), s’intéresse particulièrement au financement des PME. Elle a mis 12 millions de dollars (102 millions de DH) dans un fonds d’investissement pour accompagner les petites et moyennes entreprises à fort potentiel de croissance dans la région du Maghreb au cours de cette année. Elle mène actuellement avec Bank Al-Maghrib un programme visant à colliger toutes les informations financières sur les PME et de former ainsi une base de données fiables. «Une bonne partie des affaires au Maroc relève de l’informel, le changement de certaines réglementations fiscales, plus de facilités pour les demandes d’autorisation et d’enregistrements permettraient certainement à des entreprises d’investir dans des secteurs monopolisés par l’informel, les banques pourraient alors accorder beaucoup plus de crédit». L’institution financière internationale a d’ailleurs déjà collaboré avec des banques marocaines pour l’amélioration des techniques de notation de crédits. Pour ce qui est du soutien financier, jugeant que celles-ci font de «très bonnes performances», alors que nombre d’entre elles investissent déjà à l’étranger, la SFI s’engage à fournir des expertises techniques ou des fonds d’investissement en partage de risque. «Vu le fait que les banques marocaines ont une très bonne performance, le crédit simple ne nous paraît pas une option logique. Nous pourrions cependant élargir notre présence dans l’industrie du capital-risque». Pour l’année fiscale en cours, la SFI promet de revoir ses engagements à la hausse en focalisant notamment sur les secteurs des services financiers, la microfinance, les PME et l’infrastructure.


ABC de la SFI

La Société financière internationale, filiale de la Banque mondiale, chargée du secteur privé investit dans des opérations à buts lucratifs et facture ses produits et services aux taux du marché. La SFI propose ses services en trois catégories:- Les produits financiers, qui consistent à financer des projets du secteur privé sous forme de prêts, de prise de participations et de quasi-participations.- La mobilisation des ressources, recherche de financement sur les marchés financiers internationaux notamment la syndication de prêts avec la participation de banques, de fonds de placement. - Les activités d’assistance techniques et de service-conseil aux entreprises privées et aux gouvernements.Le Maroc est membre de la SFI depuis 1962, le premier investissement de l’institution financière dans le pays date quant à lui de 1963 avec la création de la BNDE. Amine BOUSHABA

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