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Economie

Les résultats définitifs de la campagne agricole : Céréales: 28,5 millions de quintaux

Par L'Economiste | Edition N°:47 Le 01/10/1992 | Partager

La production de céréales et des autres cultures d'automne est médiocre. Des opérations d'importation d'orge et de blés ont été lancées ce qui, accessoirement, alimente les caisses de l'état.

Les résultats définitifs(1) de la campagne céréalière sont venus confirmer les estimations du printemps(2): la récolte 1991-1992 est catastrophique.
Avec 28,5 millions de quintaux pour les quatre céréales principales, il s'agit de la plus mauvaise récolte depuis dix ans. Contraste: l'année précédente, la récolte avait dépassé les 85 millions de quintaux, ce qui constitue un record historique.
Le niveau exceptionnel de la récolte précédente a d'ailleurs atténué les effets de la sécheresse cette année, les agriculteurs faisant parfois la soudure d'une année à l'autre.
Le déficit céréalier touchera cette année les quatre céréales: blé dur, blé tendre, orge et maïs. Au total, ce sont au moins 28 millions de quintaux qui devront être importés(3), essentiellement en blé dur et en blé tendre(4).

Les répercussions de cette situation sur la plan économique et social commencent à se faire sentir. Mais paradoxalement, il s'agit d'une bonne affaire pour les finances publiques, puisque les céréales sont importées à des prix nettement inférieurs aux prix de cession sur le marché intérieur. La différence, parfois très consistante, alimente la Caisse de Compensation.
Les cours internationaux des céréales sont en effet assez bas. A titre d'exemple, le blé dur est actuellement négocié à environ 138 Dollars/tonne, tandis que le prix de cession sur le marché intérieur est de 300DH/quintal: en conséquence, la Caisse de compensation perçoit pour le compte du Trésor environ 160DH sur chaque quintal importé.
Le schéma est le même pour le blé tendre, avec toutefois un prix intérieur de cession -et donc des montants prélevés- moins élevé. La faiblesse de la pluviométrie a également affecté les autres cultures d'automne. Les productions de fourrages et de légu-mineuses ont subi une très forte baisse. Il en est de même pour la betterave sucrière cultivée en bour dans le Gharb. Par contre, les rendements de la betterave sucrière cultivée en bour dans le Loukkos sont qualifiés d'exceptionnels, de source informée.

Les cultures de printemps ont de leur côté subi moins de contraintes climatiques. On annonce ainsi une très bonne campagne de tournesol et de fruits et légumes. Cependant, dans le cas des fruits et légumes, se pose le problème de la commercialisation sur le marché intérieur où la demande reste faible et les prix aux producteurs très bas.
Enfin, le cheptel a traversé l'été pratiquement sans dégâts, comme en témoignent d'ailleurs les prix de la viande qui restent élevés(5). Les mesures prises par le gouvernement en matière d'alimentation animale, tout comme la disponibilité de paille sur le marché, semblent avoir été efficaces. Actuellement, les aliments de bétail restent disponibles sur le marché à des prix très bas, ce qui permet de croire que le cheptel sera préservé. Mais seul le retour des pluies pourrait ramener la situation à la normale.

M. C.

(1) Ces résultats sont déterminés à partir d'une enquête sur le terrain menée par le Ministère de l'Agriculture après les récoltes. Ces résultats figurent dans les statistiques officielles mais il va sans dire que l'on ne saurait mesurer une récolte au quintal près.
(2) L'Economiste du 28 Mai 1992.
(3) D'autres sources avancent la fourchette de 30 à 35 millions de quintaux. Mais tout dépend en fait de l'état des stocks dans les exploitations, qui demeure une grande inconnue.
(4) La production de maïs est déficitaire d'une manière chronique, mais comparativement il s'agit de petites quantités. Pour l'orge, le niveau exceptionnel de la production précédente réduit considérablement les besoins. Un appel d'offre portant sur 1 million de quintaux d'orge vient toutefois d'être lancé, en partie pour couvrir les besoins en aliments de bétail.
(5) Les abattages à grande échelle du début des année 80 conduisent à un effondrement -passager- des prix de la viande.

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