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Les menaces d'Al-Qaïda du Maghreb

Par L'Economiste | Edition N°:3188 Le 12/01/2010 | Partager

. Elle exige la libération de ses «lieutenants». Deux Mauritaniens, un Burkinabé et un Algérien concernés. Un deadline de 20 jours est accordé aux autorités maliennes Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) réclame la libération de deux Mauritaniens, un Burkinabé et un Algérien. Sinon, l’organisation terroriste «menace d'exécuter un otage français», selon une source sécuritaire. L’identité de ces quatre «terroristes» détenus au Mali, n'a pas été révélée. Il y a quelques mois déjà, les autorités maliennes ont «arrêté, au cours d'une opération de ratissage au nord du Mali, quatre éléments d'Al-Qaïda». L'otage français n’est autre que Pierre Camatte qui a été enlevé fin novembre 2009. Le ressortissant français, âgé de 61 ans et domicilié dans les Vosges, préside «l'Association Gérardmer-Tidarmene». Il se rendait «régulièrement au Mali pour s’impliquer notamment dans la culture d’une plante thérapeutique contre le paludisme».L’organisation terroriste se donne ainsi «un délai de 20 jours pour la libération de ses hommes», rapportent les centres américains de surveillance des sites islamistes SITE et Intelcenter. Sinon, l’otage français risque d’être exécuté. Pierre Camatte n’est pas la seule personne victime d’un kidnapping. Deux touristes italiens et trois volontaires humanitaires espagnols ont été enlevés fin 2009 en Mauritanie, pays frontalier du Mali. Depuis 2008, Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a revendiqué une série d'actions meurtrières en Mauritanie, dont l'assassinat fin 2007 de quatre Français à Aleg à 250 km à l'est de Nouakchott. Et celui d'un Américain en juin dans la capitale.C’est dans ce contexte que les oulémas mauritaniens appellent à un «dialogue rapide» avec les terroristes. Rappelons que samedi 9 janvier un colloque «Islam entre la modération et l'extrémisme» a été d’ailleurs tenu à Nouakchott. Sur le plan politique, le Premier ministre mauritanien, Moulaye Ould Mohamed Laghdaf, a annoncé mercredi dernier devant l’Assemblée nationale une «vaste réorganisation et professionnalisation de l’armée et des forces de sécurité«. Une décision qui se veut aussi un message à la communauté internationale: dans sa lutte contre le terrorisme, le voisin mauritanien veut reprendre la main. Il y a aussi la guerre contre le trafic de drogue et la migration clandestine. La même semaine, l'Assemblée nationale mauritanienne avait adopté des amendements à la loi antiterroriste de 2005, qui autorisent notamment les écoutes téléphoniques et suppriment la prescription en matière de terrorisme.Bien entendu, l’opposition n’a pas hésité à prendre position en déclarant que «cette loi vise à restreindre les libertés individuelles et collectives et à donner carte blanche aux forces de sécurité…».Synthèse L’Economiste

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