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«Les Marocains doivent être plus réactifs»Colette Faravel, vice-présidente de la Chambre de Commerce de Marseille-Provence

Par L'Economiste | Edition N°:1423 Le 25/12/2002 | Partager

. Le partenariat entre le nord et le sud de la Méditerranée est vital pour les deux rives. La vice-présidente de la Chambre de Commerce de Marseille, présente au Maroc la semaine dernière, juge nécessaire de redoubler d'efforts . L'Economiste: Dans quel cadre s'inscrit votre visite?- Colette Faravel: Notre visite au Maroc s'inscrit dans le cadre d'un programme financé par la Banque Mondiale SMEXchange. C'est un programme de renforcement des organisations intermédiaires au sein de la partie sud de la Méditerranée, plus précisément du Maroc, d'Algérie, de Tunisie et d'Egypte en partenariat avec les organisations intermédiaires d'Europe mis en oeuvre par la Banque Mondiale. Ce programme vise à améliorer la gestion de la connaissance et les réseaux d'information des PME du sud de la Méditerranée qui rejoignent, d'ici 2010, l'Europe au sein d'une zone de libre-échange. C'est la Chambre de Commerce de Marseille-Provence qui est le chef de file de cette opération. Ce programme est considéré comme une opportunité pour le développement d'un réel partenariat entre les PME du Nord et du Sud. C'est la condition pour un échange significatif et bénéfique pour les deux partis.. Comment ce programme envisage-t-il servir les PME au Maroc?- Au Maroc, la Fédération des Chambres de Commerce, d'Industrie et de Services du Maroc (FCCISM) et la Chambre de Commerce et d'Industrie de Marseille-Provence ont convenu de conjuguer leurs efforts pour stimuler le commerce et l'investissement entre les PME membres en Europe et au Maroc. Elles envisagent donc de servir au mieux leurs PME membres en renforçant les capacités des organisations intermédiaires du Maroc au travers de partenariats avec les organisations intermédiaires d'Europe. Des partenariats dont le but sera d'encourager le transfert des meilleures pratiques de soutien des PME. L'orientation prise consiste à aller au-delà des accords bilatéraux existant déjà entre les organisations intermédiaires d'Europe et du Maroc, afin d'améliorer la communication horizontale et verticale entre les organisations et leurs membres en disséminant les meilleures opportunités d'affaires. C'est d'ailleurs le but de notre visite au Maroc. Assurer la promotion de l'opération AMI (les assises méditerranéennes de l'international) qui se tiendront du 10 au 12 mars prochain à Marseille. C'est un carrefour où se rencontrent plus de 100 fournisseurs et partenaires français et 300 professionnels méditerranéens venus de 9 pays: Algérie, Egypte, Jordanie, Liban, Libye, Maroc, Syrie, Tunisie et la Turquie. Ces professionnels vont, durant trois jours, échanger et créer des courants d'affaires dans des secteurs de l'industrie de la santé et du service.. Qu'est-ce qui a été concrétisé lors de votre mission au Maroc?- On a établi des contacts très importants avec des chefs d'entreprise dans le secteur de la maintenance industrielle. On leur a présenté nos projets. Certains sont intéressés par les assises, ils doivent remplir les fichiers d'inscription et nous les renvoyer pour la sélection.. Quels sont les critères de sélection?- Avoir un véritable projet et surtout montrer une détermination à sa réalisation. D'ailleurs, il y aura un comité d'examen de projet qui décidera en fonction de la qualité. On estime qu'il va y avoir de véritables partenariats qui vont se nouer. J'insiste encore une fois sur la qualité. Les fiches doivent être remplies avec le plus grand soin possible. Les intéressés peuvent se les procurer de l'Apebi.. Quelles sont les entreprises que vous ciblez?- Celles qui ressentent la nécessité de se mettre à niveau, celles qui ont besoin de partenaires français, des technologies, des services et des savoir-faire. Dans la CCM, nous favorisons le rapprochement des entreprises qui fabriquent ou qui vendent des équipements dans le domaine de la santé car il est très important dans notre région. On espère donc une grande participation du secteur pharmaceutique. . Quels sont les organismes qui accompagnent cette opération?- Il y a la Banque Mondiale qui accompagne les projets structurants pour les pays de la Méditerranée. Ceci est un signe fort de la qualité. L'Europe est aussi fortement présente dans cette manifestation à travers la Banque européenne d'investissement. La France est présente à son tour via l'AFD (agence française de développement). Tous ces organismes constituent une poule de financement de très haut vol.. Est-ce qu'il y a des droits de participation?- Non, la participation est gratuite. Les organisateurs assurent une prise en charge totale à Marseille. Nos partenaires sur cette opération sont le Conseil régional et le Conseil général des mairies de Marseille; il y a également un financement national à travers la participation des services de l'Etat. Les entreprises françaises doivent par contre payer 2.000 euros comme frais de participation.. Dans les travaux des pays de l'Union européenne, la priorité sera donnée aux pays de l'Est, quels sont les chances des pays du Sud?- Je crois qu'il y a un rééquilibrage qui doit se faire. C'est vital aussi bien pour nous que pour vous. Je vais vous donner un chiffre qui illustre ce que je viens de vous dire. Notre commerce extérieur Provence-Alpes-Côte d'Azur représente la première zone active d'échanges internationaux, juste après l'Union européenne, avec les pays de la Méditerranée, celle dont on parle, le Maghreb et le Machreq et les autres pays associés à l'Europe dans le cadre du processus de Barcelone avec 6 milliards d'euros en 2001. Ensemble, on peut défendre la cause euro-méditerranéenne.. Quels sont les atouts que le Maroc doit faire valoir?- Il faut se manifester dans la réactivité des projets même si on n'a pas l'intégralité de la réponse. On parle le même langage, ce qui est un grand facilitateur. Il faut donc l'utiliser davantage.


Les trois niveaux

Le SMEXchange a été initié en septembre 2000 par un consortium d'organisations intermédiaires européennes avec un financement de développement Market Place de la Banque Mondiale. Il est actuellement expérimenté au Maroc avec une extension envisagée en Algérie, en Tunisie et en Egypte. Le SMEXchange fonctionne à plusieurs niveaux• Niveau stratégique: aider les organisations patronales du Nord et du Sud à forger des alliances stratégiques;• Niveau politique: aider à influer sur la conception et la réalisation d'un environnement plus favorable au développement des organisations patronales et des PME membres;• Niveau institutionnel des organisations patronales: aider à leur procurer le partenariat et la formation dont elles ont besoin pour devenir des opérateurs de réseaux capables de faciliter à leurs PME membres l'accès aux marchés, aux financements, à la formation et à la technologie avec, pour but ultime, un développement des relations d'affaires entre le nord et le sud de la Méditerranée. Propos recueillis par Hayat KARIM ALLAH

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