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Les marins manifestent contre la prolongation du repos biologique

Par L'Economiste | Edition N°:1670 Le 25/12/2003 | Partager

. Un sit-in est programmé devant le siège du ministère de tutelle . Le manque à gagner pour le secteur est estimé à 26,1 millions de DH par moisLe ministre de la Pêche, Taïeb Rhafès, est au pied du mur. Le secteur lui reproche de ne pas mener sa thérapie de choc avec des mesures d'accompagnement. Pour les professionnels de la pêche hauturière, le ministère n'a pas les moyens d'une politique qu'il mène d'«une main de fer». Des milliers de marins en pâtissent. Quant aux opérateurs, ils affirment n'avoir plus aucune visibilité. Surtout après la dernière décision de prolonger le repos biologique pour les céphalopodes au moins jusqu'au mois d'avril 2004. La zone concernée se situe entre Laâyoune et Lagouira. Rappelons que l'arrêt dure depuis août dernier. En réaction à ce nouveau blocage, le Syndicat national des officiers et marins de la pêche hauturière tiendra un sit-in lundi prochain à partir de 9h devant le siège du ministère. En tout cas, c'est ce qu'affirme son secrétaire général Abderrahmane Yazidi. Un millier de marins sont attendus. La décision de proroger l'arrêt de la pêche a été prise jeudi 18 décembre à l'issue d'une réunion qui a été présidée par le Premier ministre Driss Jettou. Selon Yazidi, «le sit-in sera un acte de protestation contre l'indifférence du gouvernement vis-à-vis du sort de 10.000 marins et 300 navires». Nous avons essayé de contacter le ministre pour avoir sa version des choses, mais cela n'a pas été possible. La seule information disponible est que le ministère «prendra en considération le dossier revendicatif des marins au sein de la grande commission qui traite des problèmes de la pêche». Les périodes de repos biologique se multiplient. «Elles sont devenues une donnée structurelle dans la politique du ministère». Face à cette situation, le syndicat demande la création d'un fonds permanent d'indemnisation des marins. Durant l'année 2003, il y a eu 7 mois d'arrêt. Rappelons qu'en avril 2002, les marins ont observé une grève de 21 jours à Agadir et 45 jours à Tan Tan pour la même raison. Pour Yazidi, le ministre est incapable de trouver les moyens adéquats pour indemniser les marins «sinistrés». Les pertes pour l'ensemble du secteur de la pêche hauturière sur un mois sont estimées par Yazidi, en dehors des rémunérations des capitaines (elles varient entre 80.000 et 100.000 DH par mois), à 26,1 millions de DH. Si ce montant est multiplié par les 7 mois d'arrêt en 2003, la note devient trop salée pour Rhafès. La situation peut devenir encore plus critique. L'INRH (institut national de recherche halieutique) craint que l'arrêt ne soit obligatoire jusqu'au mois d'octobre 2004. La régénération de la ressource l'exige. Depuis lundi dernier, des commissions représentant le ministère de la Pêche et celui de la Promotion de l'économie et des Affaires générales sont en train de dessiner les contours d'une «nouvelle stratégie pour le secteur de la pêche». Les professionnels de la pêche hauturière estiment que «le cumul de deux décennies de mauvaise gestion ne peut être résolu par une politique de rafistolage». La tâche de Rhafès en est certes plus compliquée. Il ne peut passer sous silence les recommandations de l'INRH sur l'épuisement du stock des céphalopodes. Comme il ne peut ignorer les revendications de plus en plus fortes des professionnels. Mais face à ce double souci, Rhafès «plonge la tête dans le sable», comme dit un professionnel de la pêche hauturière. En atteste le dossier de la reconversion des propriétaires des unités de congélation à Dakhla et Laâyoune dans d'autres pêcheries, dossier qui semble être tombé dans les oubliettes. Mostafa BENTAK

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