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Les Irakiens se dressent contre les projets américains

Par L'Economiste | Edition N°:1499 Le 16/04/2003 | Partager

. Les hostilités à Mossoul ont fait au moins 10 morts Les forces américaines ont ouvert le feu hier mardi à Mossoul faisant au moins dix morts et plusieurs dizaines de blessés dans une foule hostile, selon plusieurs témoins, alors que l'opposition irakienne se réunit pour la première fois à Nassiriyah, dans le sud du pays. Par ailleurs, le ton monte entre Damas et Washington, le gouvernement syrien dénonçant les «menaces et accusations« des responsables américains contre la Syrie, inspirées, selon lui, par Israël. Au 27e jour de la guerre en Irak, à Mossoul, cité pétrolière du nord de l'Irak, des militaires américains ont tiré sur une foule hostile au nouveau gouverneur de la ville, Mashan al-Guburi, qui faisait un discours favorable aux Etats-Unis sur la place du gouvernement, selon des témoins. D'après un porte-parole américain, les militaires américains ont été la cible de tirs vers midi et ont répliqué, mais sans tirer sur la foule qui y était rassemblée. «Il y a peut-être cent blessés, 10 à 12 morts«, a déclaré à l'AFP le docteur Ayad Al-Ramadhani, médecin aux urgences de l'hôpital de la ville. «Des blessés ont raconté que la foule était là pour écouter le gouverneur. Il disait qu'il fallait coopérer avec les Etats-Unis. La foule l'a traité de menteur, il a continué à parler, la colère est montée, ils ont lancé des objets contre lui, retourné sa voiture qui a explosé. Les blessés racontent que le gouverneur a demandé aux Américains de tirer«, a relaté un de ces médecins, le docteur Saïd Altah. Au lendemain de la prise de contrôle de Tikrit, le fief de Saddam Hussein à 180 km au nord de Bagdad, 16.000 soldats irakiens chargés du contrôle de la frontière syrienne se sont rendus aux forces américaines, a constaté un journaliste de l'AFP. Au sud, les Etats-Unis devaient réunir hier mardi, à Nassiriyah, une première rencontre entre anciens opposants à Saddam Hussein, visant à faire émerger «sous quelques semaines« une nouvelle autorité civile sur le pays. Opposés à cette réunion, des milliers d'Irakiens, majoritairement chiites, manifestaient dans la ville pour dénoncer la rencontre, a constaté un journaliste de l'AFP. L'Irak «doit être gouverné par les Irakiens«, a déclaré, depuis Najaf, l'ayatollah Ali Sistani, un des dignitaires chiites les plus influents, par la voix de son fils, Sayyid Mohamed Reda Ali Sistani. La délégation américaine à cette réunion doit être conduite par le représentant spécial de la Maison-Blanche auprès de l'opposition irakienne, Zalmay Khalilzad. Par ailleurs, les forces de la coalition ont débuté la fouille de tous les sites susceptibles de recéler des armes de destruction massives, dont l'éventuelle détention par le régime déchu a servi de principale justification à l'intervention armée américano-britannique. «C'est un processus très long et méticuleux«, a précisé le commandant américain Rumi Nielson-Green au quartier général de la coalition au Qatar. A Bagdad, cinq jours après l'effondrement du régime, la vie retrouvait progressivement son cours normal. Des voitures de police irakiennes, escortées par des militaires américains, ont commencé à patrouiller dans les rues. Synthèse L'Economiste

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