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Les «golden boys» de la finance sont de retour

Par L'Economiste | Edition N°:3247 Le 05/04/2010 | Partager

. 25,33 milliards de dollars de salaires . Le double de ce qu’ils avaient gagné en 2008. Opportunités d’investissement générées par la dévalorisation des actifsLe gratin des patrons des fonds spéculatifs (hedge funds) a touché plus de 25 milliards de dollars en 2009, un record, en pariant sur le redressement de la finance mondiale, dans un contexte de récession continue pour l’économie réelle.Les 25 dirigeants de fonds spéculatifs les mieux payés au monde ont perçu 25,33 milliards de dollars (18,6 milliards d’euros), soit plus du double de ce qu’ils avaient gagné en 2008, selon le classement annuel du magazine AR Absolute Return+Alpha dévoilé par le New York Times. La rémunération individuelle des 7 premiers dépasse le milliard de dollars et le dernier de la liste a perçu 350 millions de dollars. «Le monde se débat certes encore pour sortir de la récession, mais pour les gérants des hedge funds les plus riches, l’année 2009 a été la meilleure de toutes», résume AR Absolute.«Les chiffres sont certes choquants mais logiques quand on est dans le monde de la finance», a commenté Sophie van Straelen, de Asterias, une société d’analyse sur les hedge funds.Selon elle, ces «golden boys» de la finance ont «simplement» profité des opportunités d’investissement générées par la dévalorisation de nombreux actifs.Les fonds spéculatifs ont ainsi massivement acheté les actions bradées et les dettes des institutions financières, fragilisées par la crise des crédits immobiliers à risque («subprime») ayant entraîné la faillite de la prestigieuse banque d’affaires américaine Lehman Brothers en septembre 2008.L’élite de la finance avait notamment misé sur le fait que les gouvernements ne laisseraient pas s’effondrer les banques, dont le rôle est important pour le fonctionnement de l’économie.«Quand tout le monde s’interrogeait sur la survie des banques ou parlait de leur nationalisation. Il fallait oser. Ils en recueillent les fruits aujourd’hui», souligne un gérant d’un fonds spéculatif basé à Paris, ayant requis l’anonymat.Après une année 2008 noire, les Bourses mondiales ont connu en 2009 un rebond spectaculaire. Le Dow Jones, l’indice vedette de la Bourse de New York, a par exemple gagné près de 19%.L’Américain David Tepper, gérant du fonds spéculatif Appaloosa Management, a perçu 4 milliards de dollars, du jamais vu. Outre les actions des banques, il a acheté celles du géant américain de l’assurance AIG lourdement endetté et sauvé de la faillite par l’Etat. «Nous avons parié sur le redressement du pays», résume-t-il au New York Times, expliquant que sa méthode est un mélange de bon sens et de stratégie. «Ceux qui gardent la tête froide quand les autres paniquent s’en sortent toujours bien», avance-t-il. Son fonds a gagné plus de 130% en 2009.Les fonds spéculatifs, sorte de club select d’investisseurs (fonds de pension, banques d’affaires, investisseurs institutionnels, grosses fortunes), brassaient en 2009 entre 1.200-1.300 milliards de dollars dans le monde, contre 2.000 milliards de dollars avant la crise financière.Porté aux nues il y a deux ans pour avoir été l’un des rares traders à avoir misé sur la débâcle de l’immobilier, l’Américain John Paulson n’a touché que 2,4 milliards de dollars en 2009, contre 3,7 milliards à l’époque. Il est devancé par ses compatriotes George Soros, deuxième avec 3,3 milliards de dollars et James Simmons, avec 2,5 milliards de dollars.


Tassement en 2010

L’essentiel de la rémunération des gérants de fonds est lié aux frais de gestion et aux commissions dues à leur performance. Pour 2010, les salaires pourraient se tasser. «Les opportunités vont être rares car les marchés se sont redressés», assure Sophie van Straelen. En outre, face à la grogne populaire et au rôle supposé des fonds spéculatifs dans la crise grecque, les autorités politiques en Europe et aux Etats-Unis envisagent de réguler le secteur, notamment en imposant une taxe sur les gains.F. Z. T.

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