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Dossiers

LES CAHIERS DE L’EMERGENCE
Recherche agronomique
Dans les labos de l’Inra

Par L'Economiste | Edition N°:3264 Le 28/04/2010 | Partager

. L’Institut étoffe son offre technologique. Cactus, colza, abricotier… les valorisations L’INSTITUT national de la recherche agronomique (Inra) déborde de projets : cactus, palmier-dattier, amandier, figuiers, abricotier, colza… et cette valorisation peut rapporter gros. L’huile d’argan en est le parfait exemple. Le cactus est en train de prendre le même chemin: huile, confiture, farine, filets de cactus, fruits frais et confits, nectar, infusion. Surtout qu’il a des bienfaits reconnus sur la santé: anti-cholestérol, anti-diabète et anti-rides. Le cactus dispose aujourd’hui d’un espace d’essai pour regrouper toutes les variétés (220 en tout). Des industriels s’y intéressent, surtout que 1 litre d’huile de cactus est vendu à 10.000 dh. Les efforts se succèdent notamment pour le palmier dattier. L’Inra est très avancé dans ce domaine. Les chercheurs marocains parcourent les quatre coins du monde pour faire la promotion de la culture in vitro du palmier dattier, nécessaire à la reconstitution des palmeraies: pays du Golfe, les Etats-Unis,… Pour le Maroc, c’est 3 millions de plants qu’il faudra planter d’ici 2020. L’institut produit la souche, par culture de tissu en laboratoire, une technologie développée pendant plus de 30 ans et qui a été distinguée par le grand prix Khalifa international du palmier dattier. Les laboratoires privées se chargent ensuite de la multiplication des plants. C’est de la recherche stratégique comme tout ce qui relève de l’économie d’eau, la sécurité alimentaire, création de variétés de céréales de légumineuses, d’oliviers, d’agrumes… Selon le directeur de l’Inra, Mohamed Badraoui, chiffre à l’appui, l’investissement dans la recherche et technologique est très rentable. Les efforts ont permis d’augmenter le rendement des céréales de 0.5 quintal / hectare et par an. Lors des 5 dernières années, le Maroc cultivait en moyenne 5 millions d’hectares de céréales. Les apports technologiques de la recherche se mesurent à 2,5 millions de quintaux. A 200 dh le quintal (qui peut aller jusqu’à 300 dh), l’apport de la technologie en valeur s’élève à 500 millions de DH. Autre exemple, l’Institut a développé un semoir direct sans travail préalable de sol, qui permet un gain de productivité de 30%, une économie en eau de plus de 30% et une économie de 70% d’énergie. Un certain nombre de machines a été diffusé aux coopératives. Coût du semoir : 120.000dh. « Il faut des industriels qui acceptent de prendre le risque. Mais nous n’avons pas encore de genre d’industriels», rétorque Badraoui. En 2008, l’Inra a élaboré son offre technologique dédiée à l’amélioration de la productivité, à assurer la qualité de la production et à préserver les ressources naturelles. L’Inra est par ailleurs très impliqué dans le plan Maroc Vert. Il a participé à l’élaboration des plans agricoles régionaux et identifier plusieurs thèmes et axes de R&D pour accompagner la mise en œuvre des projets identifiés. Ce plan a imaginé un système d’agrégation : un producteur qui veut investir, peut être aidé par l’Etat pour ce qui concerne le foncier par exemple. L’investisseur doit s’engager à son tour à acheter la matière première qu’il met à la disposition de l’agriculteur. Il s’engage aussi à racheter toute sa production. « Nous voulons multiplier les partenariats avec les grands groupes», dit Badraoui. L’Inra a cependant relevé deux contraintes majeures: la majorité des agriculteurs n’ont pas de moyen pour investir et les exportations sont faibles. Il est donc impossible d’utiliser les technologies à grande échelle.


1.100 salariés dont 190 chercheurs seulement

LES capacités humaines de l’Inra ne peuvent pas répondre à tous les défis dans l’immédiat. L’institut compte aujourd’hui 190 chercheurs, 250 techniciens, 40 administrateurs, sur un total de 1.100 employés. Selon le directeur de l’Inra, cette structure doit être inversée : il faut plus de chercheurs que de personnel d’appui. Idem pour le budget de l’Institut qui s’élève à 250 millions de DH, le volet fonctionnement absorbe 60% du budget total. « Nous ne sommes pas une structure qui fait du social mais de la recherche. Nous avons donc procédé en 2009 à un départ volontaire », dit-il. Ce sont déjà 166 personnes qui ont bénéficié de ce plan. L’Inra a obtenu cette année 20 nouveaux postes budgétaires contre 10 habituellement. Par ailleurs, la fonction chercheur n’est pas encore reconnu en tant que métier sauf à l’Inra qui a un statut de chercheur depuis 2003. « Si on veut développer la recherche, il est nécessaire de changer le statut de chercheur pour attirer les compétences. Nous avons perdu déjà beaucoup de nos chercheurs», indique Badraoui. L’institut essaie tant bien que mal d’y remédier. Il signe des partenariats avec les universités pour accueillir des stagiaires, en général des thésards, et ce afin de gagner en mutualisant les moyens humains.Jihane KABBAJ

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