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Economie

Les agrumes s’exportent mal

Par L'Economiste | Edition N°:1849 Le 08/09/2004 | Partager

. A l’origine de cette baisse, des problèmes liés essentiellement à l’eau. Les exportations ont baissé de 10% et les productions accusent un recul de 13%. La prochaine campagne s’annonce sous de bons auspices Inquiétantes baisses dans le secteur agrumicole ! La campagne 2003-2004 a connu des chutes de performances. Elle s’est soldée par des reculs tant en termes de production que des exportations. Ce phénomène préoccupe à la fois les producteurs et exportateurs ainsi que les pouvoirs publics. Car la tendance baissière à l’export ne date pas d’hier, les agrumes s’exportent mal et c’est la caractéristique des 5 dernières années. Pour rappel, la campagne agrumicole commence vers début octobre et s’achève vers fin juin.En termes de production, la campagne agrumicole 2003-2004 a enregistré 1,13 million de tonnes, s’inscrivant en baisse de 13% par rapport à la campagne précédente. Les résultats restent inférieurs aux réalisations moyennes des cinq dernières années, soit une baisse de 7% par rapport à la moyenne des cinq dernières années, selon le ministère de l’Agriculture et du Développement rural.Sur ce total, les exportations ont atteint 435.500 tonnes, soit un recul de 10% par rapport à la campagne précédente (483.000 tonnes).A l’origine de cette tendance à la baisse, la conjugaison de plusieurs facteurs. Des problèmes liés essentiellement à l’eau. Les exportateurs invoquent aussi leur position devenue moins compétitive sur certains produits et ce, par rapport aux principaux concurrents, notamment l’Espagne, la Turquie, la Grèce, l’Egypte et dans une moindre mesure l’Italie. Ces derniers bénéficient de politiques fortes de soutien et de subventions, indique Ahmed Darrab, secrétaire général de l’Association des producteurs d’agrumes (Aspam). Néanmoins, les aides prévues pour l’accompagnement des agriculteurs, voire celui des exportateurs demeurent en deçà des ambitions. A ce propos, les opérateurs préconisent que les pouvoirs publics reconsidèrent la vocation agricole du pays. «Il faut que cette tendance soit exprimée via des mesures concrètes de soutien», estime Darrab. L’intérêt est d’aider à améliorer la productivité des produits exportables. Rappelons que le secteur des agrumes occupe une superficie d’environ 76.500 hectares, concentrés principalement dans les régions du Souss-Massa à raison de 35%, le Gharb avec 26%, la Moulouya (17%) ainsi que dans la région de Tadla avec 13%, Sidi Kacem, Taounate ou Khémisset. Les trois premières régions exploitent à elles seules près de 80% des terres consacrées à ce type de culture.Pour l’Association des producteurs et exportateurs de fruits et légumes (Apefel) qui opère principalement dans le Souss-Massa (première région exportatrice de fruits et légumes), d’autres facteurs sont invoqués. En plus du problème de l’eau, c’est le phénomène de l’alternance biologique des arbres qui prédomine. Samir Tazi, vice-président de l’Apefel, également responsable de la communication et de la commercialisation, insiste sur la saisonnalité et l’alternance biologique des arbres d’une campagne sur l’autre dans les agrumes. Ce qui s’explique par une campagne bonne sur deux. Autrement dit, «la prochaine campagne s’ annonce sous de bons auspices», augure Tazi. Naturellement, le vieillissement des vergers est également à l’origine de la faible production. En revanche, l’Apefel explique la situation actuelle par la forte demande enregistrée depuis quelque temps sur le marché local qui absorbe plus qu’auparavant certaines variétés de produits. A titre d’exemple, les oranges. Sur cette variété de produit, le marché local peut parfois être plus rémunérateur. Surtout durant les mois de juin et juillet pendant lesquels les exportations marocaines se déprécient face à la concurrence de l’Afrique du Sud et de pays de l’Amérique latine. Ce qui explique que de nombreux producteurs recourent au stockage dans les frigos, et la commercialisation localement.Par ailleurs, le taux de change n’est pas non plus pour arranger les choses. Des problèmes liés à l’adaptation de valeurs en devises ont fait que des opérateurs ont beaucoup perdu sur le dollar. Or, le tiers des exportations d’agrumes est exprimé en dollar. Selon l’Aspam, les pertes sur ce volet avoisinent les 35%. Enfin, le fonctionnement du réseau de distribution pèche aussi par certains dysfonctionnements. De l’avis d’observateurs, il y a beaucoup de désordre à l’export, notamment sur le marché européen. De nombreux opérateurs dénoncent la bataille des prix entre eux, ce qui affaiblit leur position face à la concurrence et exacerbe l’animosité entre exportateurs. A l’origine de cette situation, notamment l’atomisation de l’offre marocaine sur le marché européen. Un phénomène causé par près de 30% de la production non structurée et qui tirent vers le bas les groupes organisés. D’où l’intérêt de structurer l’offre et coordonner les efforts sur le plan logistique et de commercialisation à travers des bureaux de liaison dans les principaux marchés ciblés à l’export.


Maroc late et clémentine en tête

Les exportations pour la campagne 2003-2004 ont été de 435.500 tonnes. Par variété de produit, ce sont essentiellement la Maroc Late et les clémentines qui caracolent en tête. A elles seules, ces deux variétés constituent plus de 73% des exportations avec respectivement 40 et 33%. Viennent ensuite les d’agrumes de demi-saison (11%), le Nour (8%), la navel (3 %) et autres variétés (5%).Amin RBOUB

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