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Le vent du changement souffle

Par L'Economiste | Edition N°:402 Le 17/12/1998 | Partager

L'informatisation de l'ACFCC est une action d'un vaste programme de changement. La restructuration a démarré par les ressources humaines. La Conservation Foncière s'apprête à se transformer en établissement public.


- L'Economiste: L'informatisation des services centraux au détriment des services extérieurs ne risque-t-elle pas de créer des difficultés de gestion?
- M. Saâd Hassar: Oui, ceci peut créer un problème. Mais l'informatisation du centre était prioritaire. Nous avons équipé les régions du centre, car 70% de notre activité se situe entre Rabat et Casablanca. Par ailleurs, nous avons établi un plan à moyen terme pour généraliser cette informatisation à tous nos services extérieurs. Dans deux ans, ces derniers seront liés à notre réseau. Les moyens financiers font défaut: l'automatisation d'une conservation nous a coûté 2 millions de Dirhams et nous avons 97 conservations à équiper.

- L'acheminement vers le tout numérique est-il derrière les récentes restructurations au niveau des ressources humaines?
- Oui, l'ACFCC a besoin d'une culture et d'une dynamique d'entreprise. Le service au client, la transparence, l'information des gens sur leurs droits sont nécessaires. Dans cette nouvelle conception, nous tenons compte des capacités de communication des responsables, de leur prédisposition à être à l'écoute du client et d'éviter qu'ils gèrent l'Administration comme leur propre bien.

- Les décharges de responsabilité, les départs anticipés et les mutations s'inscrivent-ils dans cette réforme?
- Oui, c'est nécessaire. La déclaration du gouvernement a précisé que les responsables ne devaient pas rester en tête plus de 4 ans. Actuellement, nous travaillons avec le Ministère de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative dans une nouvelle vision du service public, celle d'être au service du client. L'ACFCC ne doit pas être une direction dont l'accès est difficile et où les clients sont "maltraités". Nous avons instauré un comité de réflexion pour piloter ce changement.

- Quelles sont les actions qui ont été entreprises pour lutter contre la corruption?
- C'est un grand mot. La lutte contre la corruption passe d'abord par la transparence des procédures foncières, par une meilleure information du public et par des opérations de contrôle sur le terrain. Nous avons une cellule d'inspection chargée de cette fonction qui se déplace dans tous les services de la Direction. Les fraudeurs passent dans un conseil de discipline .

- Ces réformes sont-elles les prémices d'un changement de statut de l'ACFCC?
- Oui, nous allons changer de statut. La direction sera un établissement public. La loi organique relative à la Loi de Finances a en effet supprimé les budgets annexes. Nous faisons nos propres recettes et nous n'avons pas besoin de subventions de l'Etat. C'est un changement important. Nous serons une agence autonome et nous dépendrons du Ministère de l'Agriculture. Il va falloir aussi changer le statut du personnel, modifier les organigrammes. On aura d'autres missions importantes, celles de l'audit et du contrôle. Il faut également développer tout ce qui est relatif au ressources humaines. Le projet de loi et les décrets qui l'accompagnent sont prêts. Nous les avons examinés avec le Ministère de l'Economie et des Finances et je crois que le ministre va les soumettre dans les deux mois à venir en Conseil de Gouvernement et en Conseil des Ministres.

- Ce nouveau statut va-t-il vous aider dans votre effort de changement?
- Oui, ce changement va optimiser nos ressources financières et humaines. Nous serons obligés de recruter des cadres compétents et énormément de lauréats des instituts professionnels.

Propos recueillis par Nadia LAMLILI

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