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Economie Internationale

Le G7 se penchera sur les fonds spéculatifs en février

Par L'Economiste | Edition N°:403 Le 18/12/1998 | Partager

Accusés d'avoir fait sortir, il y a sept ans, la monnaie britannique du serpent monétaire européen ou encore d'avoir précipité la crise asiatique, les fonds spéculatifs doivent faire l'objet de plus de contrôle. Ils brassent d'énormes quantités d'argent grâce à des techniques très évoluées.

Les fonds spéculatifs «hedges funds» ont été officiellement accusés aux réunions du Fonds Monétaire International (FMI) et de la Banque Mondiale à Washington fin septembre et début octobre dernier.
Les pays du G7, ont même affiché, fin octobre, leur volonté d'établir une surveillance croissante du système financier international et de l'activité spécifique de ces fonds. Proposition qui sera discutée le 20 février prochain à Bonn par les ministres des Finances de ces pays.
Ces nouveaux acteurs ont été propulsés au-devant de la scène financière mondiale suite, notamment à la crise asiatique et au désastre financier de cet automne. Ils brassent régulièrement plusieurs milliards de Dollars.
Les plus réputés de ces fonds sont les Long-Term Capital Management (LTCM), les fonds du financier américain George Soros et le numéro un, Tiger comptant même dans son Conseil d'Administration des célébrités comme Margaret Tatcher. Rappelons que les premiers ont fait «trembler» les marchés à l'automne à cause d'une quasi-faillite. Les seconds sont montrés du doigt pour avoir fait sortir la Livre Sterling du système monétaire européen en 1992 et même d'avoir précipité la crise russe.
Ces hedges funds sont des fonds d'investissement peu contrôlés. Ils sont destinés essentiellement à de grandes institutions ou à de riches particuliers et utilisent des techniques sophistiquées d'investissement. Techniques quelquefois risquées sur différents produits: actions, obligations, devises et dérivés.
Au total, quelque 3.000 fonds spéculatifs existent dans le monde et valent, selon les estimations, 200 à 300 milliards de Dollars (2,18 à 2,79 milliards de DH).

Soros et Tiger


Mais le Britannique Tiger et les fonds Soros, de loin les plus importants, gèrent à eux seuls près de 30 milliards de Dollars (environ 280 milliards de DH).
Selon les analystes, leur plus grand défaut est d'avoir recours à l'endettement de manière excessive. Le cas extrême du fonds américain LTCM est éloquent. Celui-ci avait réussi à emprunter auprès de grandes banques jusqu'à 50 fois son capital grâce à sa bonne réputation, associé à de grands noms de la finance et deux Prix Nobel d'Economie. Trop endetté, le fonds fut rattrapé par la crise asiatique puis russe. Confronté par conséquent à l'effondrement des bourses, il n'a pu faire face à ses engagements et a été sauvé de justesse par la Réserve fédérale américaine après avoir perdu 2 milliards de Dollars (environ 18,7 milliards de DH), soit presque 90% de son capital. Cependant, les experts déclarent à l'unanimité que les LTCM étaient un cas particulier. Il a tiré la sonnette d'alarme pour le secteur.
La plupart des fonds spéculatifs ne prennent pas autant de risques et leur taille plus réduite limite leur impact sur les marchés.

Wissal SEGRAOUI (AFP)

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