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Economie

Le budget 2003 sous la loupe de l'Alliance Des Libertés

Par L'Economiste | Edition N°:1427 Le 31/12/2002 | Partager

. Les intervenants au débat de l'ADL ont dénoncé la politique économique et financière du gouvernement. Si le Maroc ne prend pas tout de suite les “bonnes mesures”, il risque de devenir très pauvre“Donner au Parlement les moyens de contrôler l'action du gouvernement” était le principal mot d'ordre de la table ronde organisée vendredi dernier, à Casablanca, au siège du parti Alliance Des Libertés (ADL). Le thème des débats animés par Ali Belhaj, président du parti, était “La loi de Finances 2003: Quelle politique économique et financière?”Ali Belhaj a notamment regretté que les députés ne disposent pas toujours du temps et de la compétence nécessaires pour le contrôle du budget. C'est pourquoi il propose la mise en place d'une assistance technique et humaine au profit des parlementaires. Il a aussi émis le souhait que la présidence de la Commission des finances de la Chambre des Représentants soit confiée à un député de l'opposition. Une telle démarche aurait, selon lui, l'avantage de créer un véritable contre-pouvoir à la politique gouvernementale. Il a également attiré l'attention sur le volume de la dette publique interne. Celle-ci servirait, en grande partie, à couvrir le déficit budgétaire et à rembourser la dette extérieure. Pour réduire cette dernière, il faut chercher, autant que possible, les moyens de la convertir en investissements, estime-t-il. Il n'a pas, en outre, manqué d'évoquer le volet fiscal. A son avis, les recettes exceptionnelles générées par la privatisation devraient, en premier lieu, servir à financer une baisse des impôts. “D'autant plus qu'il s'agit de recettes provisoires, la privatisation ne pouvant durer éternellement”. Et de tirer la sonnette d'alarme: “Si une mauvaise politique économique peut transformer un pays riche comme l'Argentine en un pays pauvre, imaginez quelles pourraient être les conséquences pour un pays à revenu moyen tel que le Maroc. Il pourrait devenir très pauvre”, ajoute Ali Belhaj. Moncef Kettani, représentant des PME-PMI, a, quant à lui, déploré le poids énorme de la charge fiscale. Trop d'impôts asphyxient les petites et moyennes entreprises. Un autre participant a, pour sa part, mis l'accent sur les conséquences négatives de la mondialisation, surtout pour les PME, premières victimes de la concurrence et de l'ouverture des marchés.De leur côté, d'autres intervenants ont critiqué vivement le FMI et la Banque Mondiale, ainsi que la dépendance du Maroc vis-à-vis de ces deux institutions financières internationales. Celles-ci auraient largement contribuées à l'endettement et à l'appauvrissement des pays du Tiers-Monde. Elles ont notamment obligé le Maroc à prendre une série de mesures pour assainir son économie, en contrepartie d'un rééchelonnement de sa dette extérieure. Ces mesures ont eu des conséquences désastreuses sur le plan social.


Critiques

Le projet de loi de Finances 2003 a été adopté, dimanche dernier, par la Chambre des Conseillers après avoir été voté, vendredi, par la Chambre des Représentants. Les discussions à la Chambre des Conseillers, autour de ce projet de loi, s'étaient notamment caractérisées par la multitude de questions adressées au ministre des Finances. Lors de ces discussions, le groupe socialiste a précisé que son soutien au projet de loi de Finances s'inscrivait dans le cadre du “processus de réformes politiques, sociales et économiques engagées par le Maroc”.L'Union générale des travailleurs marocains (UGTM) a, pour sa part, critiqué les orientations économiques du gouvernement. Elles présentent, selon lui, “un dysfonctionnement structurel”.Quant à l'Union nationale du travail au Maroc (UNTM), elle a reproché au projet de loi de Finances sa propension à “consacrer les orientations et choix du précédent gouvernement”.Hicham BENJAMAA

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