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Economie

L'audit des associations désormais systématique

Par L'Economiste | Edition N°:2181 Le 28/12/2005 | Partager

. Nouvelle disposition du programme social de proximité. La 2e édition dotée de 221 millions de DH . 1.370 projets bénéficiaires ILS sont venus des quatre coins du pays pour assister au coup d’envoi du programme social de proximité 2005-2006 donné par Driss Jettou, mardi 27 décembre à Rabat. Des femmes analphabètes, présidents d’association, mais aussi des jeunes diplômés recyclés dans le travail associatif. Il s’agit de la deuxième édition après celle de 2004-2005, qui a concerné plus de 1.800 projets pour un montant global de 300 millions de DH. Cette année, le nombre des projets qui bénéficient de soutien au profit des associations œuvrant dans le milieu rural et les quartiers populaires défavorisés a, un peu, baissé. On en recense 1.370 pour une enveloppe de 221,1 millions de DH. Il s’agit de projets répartis entre le ministère du Développement social, de la Famille et de la Solidarité, chef de file de l’opération, le département de Yasmina Baddou, secrétaire d’Etat chargée de la Famille, de l’Enfance et des Personnes handicapées, l’Agence de développement social et l’Entraide nationale. Cette dernière a pris en charge 700 projets pour un montant de 135 millions de DH, suivie du département de Abderrahim Harouchi, ministre du Développement social, de la Famille et de la Solidarité, avec 205 projets d’un coût de 40,7 millions de DH. Il est clair que le nombre des projets autant que l’enveloppe budgétaire y afférente ont baissé par rapport à la première édition. Les responsables au ministère du Développement social imputent cette diminution au ministère des Finances. Généralement, le budget alloué au programme de proximité sociale est de 300 millions de DH. Or, en 2004 et exceptionnellement, l’enveloppe a totalisé 400 millions de DH, soit 100 millions de DH supplémentaires retranchés du budget de cette deuxième édition. Précisons que si ces projets s’inscrivent dans l’initiative nationale pour le développement humain (INDH), ils en sont indépendants côté financement. Deux innovations accompagnent le programme social de proximité 2005-2006. Primo, une partie de la subvention destinée aux associations sera affectée à un audit systématique des projets. “250 associations de bienfaisance ont déjà fait l’objet d’audits en 2005 et autant d’opérations similaires sont programmées pour 2006”, affirme Harouchi. Secundo, 10% des subventions seront alloués aux dépenses de fonctionnement des projets. La priorité sera donnée aux associations n’ayant jamais bénéficié d’une subvention du pôle social. D’aucuns pensent qu’il s’agit de coupures dans les budgets destinés aux associations. D’autres estiment, par contre, que ces nouvelles dispositions amélioreront la gestion interne des associations et permettront un meilleur filtrage des projets de développement local. Ces considérations s’inscrivent dans le droit-fil de l’ingénierie sociale, concept tout nouveau en matière de gestion associative au Maroc. La motivation n’est pas en reste. Des trophées pour le développement social ont été décernés à quatre associations. Il s’agit notamment du Forum des ONG du Nord du Maroc (FONORD), la Coopérative Noun pour l’éducation et la formation de Marrakech et l’ONG Azzouhour pour l’éducation environnementale à Témara, qui œuvre contre la propagation du phénomène de la mendicité. Par ailleurs, 5 conventions de partenariat ont été signées à titre symbolique sous la houlette du Premier ministre, sur un total de 205 projets.


Capital humain

LE programme social de proximité, initié en 2004, a pour objectif d’améliorer le bien-être des citoyens en facilitant leur accès aux infrastructures et aux services sociaux de base. Il met surtout l’accent sur le capital humain pour accélérer le développement économique et social des zones défavorisées. Trois axes sont ainsi mis en avant: l’alphabétisation, l’éducation non formelle et la formation. Dans cette perspective, l’insertion des jeunes diplômés dans leur environnement immédiat est une des priorités du programme. Les porteurs d’idées doivent focaliser l’attention sur l’impact de leurs projets sur la population. Par ailleurs, tel que stipulé dans la circulaire du Premier ministre, le financement d’un projet ne doit pas dépasser le seuil de 300.000 DH et impliquer d’autres partenaires institutionnels que le pôle social.Mostafa BENTAK

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