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Economie

L'analphabétisme, goulot d'étranglement de l'agriculture marocaine

Par L'Economiste | Edition N°:1334 Le 16/08/2002 | Partager

. L'auteur propose la mise en oeuvre d'une série de suggestions destinées à impulser un développement de l'agriculture. L'ouvrage sera en librairie en octobre“On ne peut pas faire de la vulgarisation agricole dans un milieu analphabète”. Tel est le constat d'Ahmed Kettani, ancien cadre supérieur du ministère de l'Agriculture, aujourd'hui à la retraite. “Les vrais problèmes de l'agriculture marocaine” est le titre d'un ouvrage qu'il vient de faire éditer et qui sera disponible dans les librairies du Royaume à partir d'octobre prochain.Le problème numéro un soulevé par l'auteur est donc l'analphabétisme des agriculteurs: pour lui, il s'agit du vrai goulot d'étranglement de l'agriculture marocaine. D'après la direction de la Statistique, le taux moyen d'analphabétisme dans les zones rurales était de 74% en 1998. Il dépassait pour les femmes rurales, la même année, 82%! “L'alphabétisation du monde rural doit faire partie de tous les programmes de développement. Il faudra éradiquer ce fléau de manière radicale à l'horizon 2020 au plus tard”, insiste Ahmed Kettani. Parallèlement à ce chantier, l'auteur suggère de créer des centres de stages pratiques pour les ouvriers agricoles dans chaque commune rurale, sous la responsabilité des conseils communaux. Ces stages donneront lieu à l'octroi d'attestations, qui permettront d'améliorer les salaires. De plus, Ahmed Kettani propose un encadrement permanent des agriculteurs à travers la présence de cadres diplômés parmi les exploitants agricoles. Il est également primordial de faire reculer la pauvreté des agriculteurs et de réduire le désenclavement des zones rurales par l'installation d'infrastructures sociales adéquates (création de voies d'accès, électrification, raccordement à l'eau potable...). En ce qui concerne les cadres de l'agriculture, l'auteur préconise de leur confier des terres de l'Etat ou de les aider à lancer des exploitations agricoles. Ils devraient également être encouragés à créer des cabinets d'études spécialisés dans le conseil en agriculture, puisque le besoin existe et est pressant. Un effort particulier doit être fourni au niveau du financement de l'agriculture par la CNCA. A ce sujet, le taux pratiqué par la banque est jugé par l'auteur beaucoup trop élevé, de l'ordre de 11 à 12%. Selon Ahmed Kettani, ce taux devrait raisonnablement être ramené à 3 ou 4%. Par ailleurs, il est important, estime l'auteur, de lutter contre le morcellement des terres pour stabiliser et sécuriser l'exploitation agricole. Enfin, Ahmed Kettani préconise d'attirer les capitaux privés nationaux et étrangers pour la mise en valeur des terres collectives et des terres domaniales.Cet ouvrage s'adresse tant aux professionnels qu' aux étudiants, investisseurs et chercheurs universitaires. Certains chapitres contiennent des renseignements techniques, d'autres sont généralistes et accessibles à tous. Pour chaque problème traité, l'auteur propose des solutions ou des pistes de réflexion. Un chapitre est dédié à “l'évolution des instruments administratifs et des stratégies agricoles” du début des années 60 à nos jours. L'analyse des textes de lois constituant le code des investissements agricoles fait également l'objet d'un chapitre de huit pages. Ensuite, l'auteur aborde l'analyse des différentes filières agricoles dans le but de faire ressortir les faiblesses et les contraintes ainsi que les éléments positifs. Un chapitre est consacré à chacune des filières analysées (dont notamment la céréaliculture, la production animale, les cultures sucrières, les agrumes et les cultures florales). Parmi les autres thèmes abordés dans cet ouvrage figurent les problèmes forestiers, ceux fonciers, la situation des terres collectives, le rôle et les perspectives de la recherche agronomique marocaine ainsi que l'organisation professionnelle des agriculteurs. Un chapitre spécial est réservé aux terres collectives, dont la “réforme revêt un caractère d'urgence”. Il aborde aussi “les relations entre les techniciens de l'agriculture et l'autorité administrative”, avant de traiter un chapitre sur “les vrais goulots d'étranglement de l'agriculture marocaine”.Ahmed Kettani a travaillé pendant trente ans au ministère de l'Agriculture. Il y a exercé plusieurs fonctions, dont celles de directeur d'ORMVA (Offices régionaux de mise en valeur agricole) et de directeur central de l'Elevage. Il est ingénieur agronome de formation, lauréat de l'Institut National Agronomique de Paris en 1965. En 1984, il a entamé un travail de consultant auprès de divers organismes internationaux dont la FAO, le PNUD ou la Banque Islamique de Développement.Nadia BELKHAYAT

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