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Economie

L'agrumiculture vit sa plus mauvaise campagne depuis 40 ans

Par L'Economiste | Edition N°:1037 Le 13/06/2001 | Partager

. Sécheresse, conjoncture commerciale difficile, vieillissement du verger… Les maux du secteur. La dévaluation du dirham est arrivée un peu tard pour la campagne 2000-2001Continuer ou quitter? Les agrumiculteurs, réunis lors de l'Assemblée Générale de l'ASPAM (Association des Producteurs d'Agrumes du Maroc), hier 12 juin à Casablanca, se sont interrogés sur le devenir de leur secteur. En présence du ministre de l'Agriculture, Ismaïl Alaoui, les producteurs venus de toutes les zones du pays ont examiné les résultats de la campagne, mais aussi et surtout fait part de leur inquiétude face à la crise qu'ils traversent.Le secteur agrumicole va mal et les producteurs l'ont clairement exprimé. “Nous ne sommes pas une agriculture de luxe”, s'est exclamé un producteur. La sécheresse a mis à plat les performances. Elle a agi défavorablement aussi bien au niveau des quantités produites que de la qualité (calibrage des fruits) et rendu préoccupante la situation dans différentes zones de production, particulièrement dans le Souss.D'autres facteurs ont aggravé la situation. Conjoncture commerciale difficile, vieillissement du verger, parité du dirham… Depuis trois ans maintenant, la campagne agrumicole subit des coups de grâce. Mais cette année, particulièrement, les opérateurs connaissent la plus mauvaise saison depuis 40 ans après celle de la campagne 1994/1995 où le Maroc n'avait exporté que 410.000 tonnes. La production pour 2000-2001 est estimée à près de 1.032.000 tonnes et seuls 387.000 tonnes ont été expédiées à l'étranger contre 596.866 l'an dernier, soit une chute de l'ordre de 35%. A rappeler que la moyenne export des 30 dernières années a tourné autour de 500.000 à 600.000 tonnes, avec une pointe jamais égalée en 1979-1980 de 770.000 tonnes. Petite bouffée d'oxygène, la dévaluation décidée le 25 avril dernier.Une dévaluation, selon les opérateurs, arrivée un peu tard, du moins par rapport à la campagne qui touchait pratiquement à sa fin. A la date du réajustement, le Maroc avait exporté quelque 353.000 tonnes d'agrumes, soit près de 95% de l'ensemble des exportations prévues pour cette campagne. Près de 75% des rapatriements en devises avaient déjà été opérés. A rappeler que le niveau du dirham a entraîné un manque à gagner au niveau de la recette, affectant “sérieusement” la compétitivité par rapport aux concurrents, particulièrement l'Espagne. Cette année, du fait de la chute des exportations, le manque à gagner pour les secteurs agrumes (-38%) et primeurs (-40%) s'élèverait à 1,5 milliard de DH.A côté de la sécheresse, le secteur est miné notamment par les prix du gasoil, de l'énergie et le coût de transport. Egalement sur la liste, la chéreté des équipements et intrants ou encore la faiblesse d'encadrement du petit agriculteur et le fardeau des dettes vis-à-vis de la CNCA.Le ministre et des membres de l'ASPAM se sont voulus pourtant rassurants en soulignant que la crise actuelle n'est que conjoncturelle. A cet égard, Ismaïl Alaoui a annoncé une adaptation du fameux plan d'action agrumicole aux défis futurs. Autrement dit, le secteur est amené à rajeunir et renouveler ses vergers, améliorer la qualité des fruits mais aussi adopter une stratégie commerciale plus agressive sur les marchés étrangers classiques ainsi que sur les nouvelles destinations.


Inorganisation et inadaptation

Sur les 1.030.000 tonnes de production réalisées cette campagne, le marché intérieur en a absorbé près de 607.000 et la transformation seulement 38.000. La baisse de la production en particulier pour les variétés précoces a entraîné un recul de l'offre sur le marché de bouche à des niveaux de prix qualifiés de relativement satisfaisants pour les producteurs. En effet, une bonne partie d'entre eux a préféré écouler sa marchandise sur le marché local qui lui fournissait des liquidités immédiates.Pour l'ASPAM, l'organisation du marché local demeure un problème qui n'a pu être résolu et ce, en dépit de nombreuses tentatives. “Des sommes importantes sont chaque année perdues pour la profession en raison de l'inorganisation du marché, l'inadaptation des circuits et la multiplicité des intermédiaires”. L'objectif de l'Association est d'arriver à équilibrer l'offre et la demande sur le marché de bouche afin de permettre au consommateur de payer un prix raisonnable et au producteur d'encaisser un prix rémunérateur pour la partie de sa récolte vendue localement.M.O. & Y.M.

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