×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

International

L'Afrique souffre du surpeuplement de ses villes

Par L'Economiste | Edition N°:1653 Le 02/12/2003 | Partager

. Boom démographique après l'indépendance . 72% de la population urbaine africaine vivent dans des bidonvillesConstruction de logements sociaux et de barrages… tous les moyens sont bons en Afrique pour faire face aux pénuries des grandes villes, confrontées à une forte croissance démographique. La troisième édition du sommet “Africités 3”, qui a débuté aujourd'hui et se poursuit jusqu'au 6 décembre à Yaoundé, a pour objectif de mettre en place des solutions globales en débattant aussi bien des transports, de la culture que de l'eau potable. Son thème? “Assurer l'accès aux services de base dans les collectivités locales africaines”. Car, depuis l'indépendance, de nombreuses villes africaines, comme Alger, ont connu un boom démographique sans que suive le développement des infrastructures. Si le processus d'urbanisation des pays les plus avancés se stabilise aujourd'hui, l'Afrique, au contraire, connaît le taux d'urbanisation le plus rapide. Mais, selon un rapport d'ONU-Habitat en 2001, 72% de la population urbaine africaine, soit 187 millions, vivent dans des bidonvilles. Des dizaines de milliers de personnes, chassées par la pauvreté et la sécheresse dans les années 70-80, s'entassent encore dans des quartiers sans eau courante ni électricité. La guerre a également poussé de nombreux réfugiés vers les capitales comme Kinshasa. Les lampes à pétrole ou encore les raccordements “sauvages” au réseau sont autant de parades pour s'éclairer, mais l'insalubrité, la criminalité, l'accès à l'eau restent des problèmes majeurs quand moins de 20% des familles sont raccordées à un point d'eau potable en Afrique, selon ONU-Habitat. Ce qui pose un véritable problème de santé publique pour les plus jeunes. Les Etats, tels que le Maroc ou la Tunisie, bénéficient de dons ou de prêts pour alimenter les centres urbains en eau potable. Reste ensuite à concrétiser ces projets. Pour permettre au plus grand nombre l'accès aux services de base, les efforts des Etats ou organismes internationaux se portent aussi régulièrement sur la construction ou la réhabilitation de logements sociaux. Cette volonté se heurte cependant à la corruption, à un flux toujours plus important de ruraux et à la pauvreté. Aussi, et faute d'entretien, de financement ou de volonté politique, les infrastructures existantes tombent fréquemment en ruine comme au Nigeria où les feux de circulation, une fois en panne, ne sont pas réparés, ou au Gabon, où les routes construites ne sont pas entretenues... Mais plutôt que les Etats, ce sont souvent les initiatives locales, plus ou moins fructueuses, qui permettent de faire face au jour le jour à l'insalubrité de ces quartiers.(AFP)

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    abonnement@leconomiste.com
    mareaction@leconomiste.com
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc