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La zone euro met en place son fonds de secours historique

Par L'Economiste | Edition N°:3294 Le 09/06/2010 | Partager

. Près de 440 milliards d'euros pour confronter les difficultés financières . Objectif: tenter de regagner la confiance des marchésLa zone euro a finalisé, lundi dernier, la création d'un fonds d'urgence d'une ampleur historique de 440 milliards d'euros pour les pays qui comme la Grèce seraient confrontés à de graves difficultés financières, afin de tenter de regagner la confiance des marchés. La décision a été prise par les ministres des Finances de la zone euro réunis à Luxembourg, qui ont signé les documents mettant officiellement en place ce mécanisme de soutien, sous la forme d'un «véhicule spécial« de droit luxembourgeois. Il est prévu pour rester en place pendant trois ans. La Suède et la Pologne, non membres de la zone euro, se sont aussi associées à cet instrument, qui doit être complété par des prêts de l'Union européenne et du Fonds monétaire international pour atteindre un total de 750 milliards d'euros, soit un montant sans précédent pour un dispositif de ce type. Pour rappel, les ministres des Finances européens s'étaient mis d'accord le 9 mai sur le principe d'un tel fonds, décidé dans l'urgence alors que la crise budgétaire grecque menaçait de s'étendre à l'Espagne et au Portugal et de saper les fondements mêmes de l'union monétaire créée en 1999. Mais depuis, de délicates discussions se sont déroulées au niveau des experts pour régler les détails. L'Allemagne a obtenu gain de cause sur un point important pour elle en faisant en sorte que chaque pays ne garantisse que sa part de contribution dans les prêts qui seraient octroyés. Une autre formule, la garantie solidaire de tous les Etats pour l'intégralité des prêts, avait été un temps envisagée. Mais elle serait revenue pour Berlin à une «union de transferts budgétaires« inacceptable à ses yeux. Avec la finalisation de ce mécanisme, les ministres espèrent pouvoir rassurer sur la capacité de la zone euro à faire face à la crise. Le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, présent à Luxembourg, s'est félicité de la réaction européenne «forte, puissante, organisée«. «Le fonds est aujourd'hui matérialisé, il a fallu évidemment du temps, mais c'est un sujet technique compliqué. Et je pense que les marchés vont maintenant réagir plus sereinement en regardant les chiffres européens de façon non passionnée«, a dit Strauss-Kahn. Le temps presse car la monnaie unique reste sous pression. Elle est tombée dans la journée sous 1,19 dollar pour la première fois en plus de quatre ans, sur fond d'inquiétudes sur la situation budgétaire de la Hongrie. Le FMI, dans un rapport publié à Washington, a dressé, lundi 7 juin, à ce sujet un constat sévère des dysfonctionnements de la zone euro, appelant les gouvernements «à parachever le projet d'union monétaire» avec une plus grande responsabilité budgétaire collective.F. Z. T.

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