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Affaires

La Régie des Tabacs se sépare de sa caisse de retraite

Par L'Economiste | Edition N°:1423 Le 25/12/2002 | Partager

. Elle a transféré sa caisse interne au RCAR pour 3,4 milliards de DH. L'opération prend effet à partir du 1er janvier 2003Larbi Bellaha a de quoi se frotter les mains. Le président du directoire de la Régie des Tabacs vient de réussir une prouesse: transférer la Caisse interne de retraite de son entreprise au Régime collectif d'allocation de retraite (RCAR), filiale de la CDG. Une convention a été signée dans ce sens entre Bellaha et Mustapha Bakkourri, DG de la CDG, sous l'oeil attentif de Fathallah Oualalou, ministre des Finances et de la Privatisation. Le transfert prendra effet à partir du 1er janvier prochain. Le coût de l'opération est évalué à 3,429 milliards de DH. Cette coquette somme sera versée au RCAR avant la fin de ce mois. Cependant, elle sera supportée conjointement par la Régie et l'Etat. Le montage financier est bouclé. L'effort de la Régie est estimé à 2,17 milliards de DH dont 1,2 milliard de DH disponibles qui devaient être virés hier au RCAR. A cela s'ajoutent 270 millions de DH de créances du personnel pour l'accession à la propriété que la Régie cédera aux banques. Pour compléter le financement, cette dernière contractera un emprunt de 800 millions de DH: 300 millions à court terme (en attendant la vente de biens immobiliers) et 500 à moyen terme. Le tout sera bouclé par une augmentation du capital de 1,26 milliard de DH. Il est incontestable que cette opération prépare les conditions de la privatisation de la Régie des Tabacs prévue pour 2003. Il s'agira d'offrir au repreneur potentiel une entreprise saine. D'ailleurs, plusieurs problèmes ont été réglés, dont notamment celui de la fiscalité et de la tabaculture. Le prochain cahier des charges de la privatisation de l'entreprise ne comportera pas l'épineuse question des retraites. Le personnel de la Régie tire un grand avantage de cette opération. D'ailleurs, le responsable syndical (CDT) a fait le déplacement à Rabat pour applaudir l'initiative. Les 2.200 agents en activité et les 2.150 pensionnés seront rassurés sur leur avenir. Car les pensions futures étaient liées à la vie de l'entreprise. La crainte était alimentée par un déficit structurel de la Caisse estimé à 78 millions de DH par an depuis 1991. Aujourd'hui, la page est tournée. Les retraités toucheront leurs pensions, quelle que soit la destinée de la Régie. Mohamed CHAOUI

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