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La PME découvre les vertus de l'évaluation

Par L'Economiste | Edition N°:303 Le 06/11/1997 | Partager

Les techniques d'évaluation suscitent l'intérêt des dirigeants d'entreprise. Outre la réponse apportée aux problèmes de succession, elles sont incontournables lors d'une fusion, d'une introduction en bourse ou d'une ouverture de capital.


Evaluer une entreprise à partir de critères spécifiques. Une telle préoccupation n'est plus le simple fait de banquiers, d'inter-médiaires en bourse ou de holdings financiers.
Surprise. Elle commence à gagner les entreprises à caractère familial. Une dynamique qui laisse présager sans doute des rapproche-ments entre entreprises, des acquisitions ou encore des fusions entre entités indépendantes afin de faire front à la concurrence étrangère après l'ouverture des frontières.
La maîtrise des techniques d'évaluation est enfin destinée à faciliter la succession.
"Dorénavant, les contextes nécessitant une évaluation d'entreprise ne se réduisent plus à celui de la privatisation", explique
M. Abdelmounaïm Alami, consultant chez SCC Audit à Paris, lors du séminaire sur les techniques d'évaluation organisé les 30 et 31 octobre par AOB Consulting.
Côté vendeur, les raisons de la vente sont de divers ordres. Il est essentiel de s'y arrêter, car elles pèseront dans l'appréciation de la valeur de l'entreprise, voire dans la négociation de la transaction, est-il souligné. Les motivations peuvent par exemple être liées à un besoin pressant de liquidité ou à une crainte de la dégradation de la conjoncture ou encore à la nécessité d'atteindre une taille critique en s'adossant à des groupes plus puissants.

Côté acheteur, les motivations sont aussi de natures diverses. L'acquisition d'un bloc majoritaire s'explique notamment par la volonté d'une prise de contrôle ou par le choix d'une stratégie à long terme. Elle peut également être choisie dans une perspective de revente par appartement. Quant à l'acquisition minoritaire, elle s'insère davantage dans une optique de gestion de portefeuille de placement.
Concrètement, pour réaliser une prise de contrôle, l'évaluation devra être fondée sur deux paramètres.
D'une part, la capacité de la société à générer des cash-flows futurs et donc des dividendes. D'autre part, le patrimoine auquel il faut accorder un poids dans la valeur. "Parfois, l'acheteur peut être prêt à payer un prix supérieur à la valeur pour des raisons éloignées de la logique financière", précise M. Gwénaël de Sagazan, responsable des fusions-acquisitions et des opérations de haut de bilan au CCF à Paris.

Pour l'acquisition d'un bloc majoritaire, la position de l'acheteur demeure prédominante dans la détermination de la valeur.
La participation minoritaire entre, elle, dans le cadre de la gestion de portefeuille. Dans ce cas, priorité est donnée à l'encaissement des dividendes. L'acheteur s'intéresse ici avant tout à la politique de distribution des actionnaires et à l'encaissement d'une plus-value au moment de la cession.
Outre le rapprochement ou la fusion, l'évaluation des entreprises devient également nécessaire lors de l'apport partiel d'actifs in-dustriels ou financiers, de l'ouver-ture de capital, de l'introduction en bourse ou encore de l'appel public à l'épargne.
Elle constitue de plus un outil d'évaluation interne des différentes activités stratégiques de l'entreprise. Objectif: mettre sur pied un tableau de bord de gestion. Elle facilite enfin, les arbitrages entre les différentes sources de capitaux propres par l'analyse des effets sur la valeur financière et la sélection des investissements à entre-prendre.


Prix et valeur


Toute la difficulté réside dans l'appréciation de la valeur de l'entreprise. Celle-ci ne peut être que théorique. Elle est calculée à partir de la valeur du patrimoine mais aussi à partir des résultats qui procurent des rendements (mixage entre les méthodes patrimoniale et de flux).
Le prix résulte, lui, d'un ensemble de paramètres et de la confrontation de l'offre et de la demande. De ce fait, il ne peut, contrairement à la valeur, être connu à l'avance. Le prix est la donnée qui permet de conclure la transaction à un moment donné.
Il peut, en partie, résulter d'éléments subjectifs comme le contexte économique, la capacité de négociation de l'acheteur et du vendeur et leur volonté respective d'aboutir à la transaction.

Mouna KABLY


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