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La Grèce menacée par le coût de l’emprunt

Par L'Economiste | Edition N°:3247 Le 05/04/2010 | Partager

. Taux élevés pour se refinancer. Malgré le plan de soutien de l’UE LA capacité de la Grèce à émerger de la crise apparaît menacée par les taux élevés que ce pays surendetté a encore dû consentir cette semaine pour se refinancer, en dépit du plan de soutien décidé par ses partenaires de la zone euro. Revenu sur les marchés lundi dernier avec une émission obligataire sur 7 ans, le pays a levé 5 milliards d’euros mais sans faire décoller la demande, limitée à 7 milliards d’euros, et en consentant des taux d’intérêt de 5,9%. «Il est clair que la Grèce ne peut supporter longtemps d’emprunter à 6%», a ainsi relevé Georges Pagoulatos, professeur à la Faculté économique d’Athènes. Mais, selon lui, «la situation commence à se détendre, il faut désormais laisser du temps au temps». Le dispositif d’aide adopté en fin de semaine dernière par l’Union européenne visait pourtant à permettre au pays de se refinancer à un coût moins prohibitif que celui généré par des taux supérieurs à 6% consentis lors de ses précédentes émissions obligataires, en janvier et début mars. L’écart (spread) entre le rendement des obligations grecques et celui des obligations allemandes, lesquelles font référence pour toute l’Europe, continuait à caracoler jeudi dernier à plus de 342 points pour les obligations à dix ans, après avoir grimpé à 336 points mardi contre 321 la veille. En clair, Athènes doit payer deux fois plus cher que Berlin pour emprunter de l’argent sur les marchés. Pour servir sa dette cette année, le pays pourrait avoir à payer jusqu’à 13 milliards d’euros de surcoût par rapport aux conditions d’emprunt prévalant jusqu’en 2008, selon l’agence financière Bloomberg. Le risque est d’ôter toute efficacité à la rigoureuse cure d’austérité, censée faire économiser au pays 16 milliards d’euros cette année. D’autant que l’économie grecque devrait s’enfoncer dans la récession en 2010, avec selon la banque de Grèce une contraction du PIB de 2% pour la deuxième année consécutive. Avant de subir la sanction des marchés face à la dérive de sa dette, à 300 milliards d’euros, et de son déficit, à 12,7% du PIB, la Grèce empruntait en 2008 à des taux entre 4% et 4,60%.D’ici la fin de l’année, elle doit encore lever 32,5 milliards d’euros pour mener à bien son programme d’emprunt, d’un total de 54 milliards, selon Petros Christodoulou, directeur général de l’Organisme de gestion de la dette publique. «Il y a un gros problème de liquidité sur l’obligation grecque, ce qui entraîne une forte volatilité des rendements mais on s’attend à ce que cela s’améliore d’ici fin 2010», a commenté de son côté Patrick Jacq, stratégiste obligataire chez BNP Paribas.F. Z. T.

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