×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Investissements à l’étranger: Un dispositif spécial pour les banques

Par L'Economiste | Edition N°:3247 Le 05/04/2010 | Partager

. Changes: Le secteur sera affranchi de la dérogation . Le gouvernement s’apprête à annoncer la mesureLE secteur bancaire est l’un des plus dynamiques dans le déploiement des investisseurs marocains à l’étranger en multipliant les acquisitions en Afrique subsaharienne. La reprise par le groupe Attijariwafa bank des filiales africaines du groupe Crédit Agricole, l’ouverture des succursales dans le cadre du passeport européen, ou plus récemment, la création d’une filiale conjointe AWB/BP en Mauritanie, etc. Les entreprises marocaines, publiques et privées prennent des positions dans plusieurs secteurs, de l’infrastructure aux télécoms en Afrique. Autorités monétaires et gouvernement en ont donc tiré la conclusion. Ils s’apprêtent à annoncer une mesure radicale qui touche les opérations d’IDE initiées par les banques. Le secteur bancaire sera dorénavant affranchi de toute contrainte liée au financement en devises de leur investissement à l’étranger. C’est un régime à la carte qui va être taillé pour les banques. «Au niveau du change, l’instruction préalable du dossier ne sera plus en fait qu’une simple formalité», confie une source au ministère des Finances. Concrètement, cela veut dire que la dérogation exigée lorsqu’une opération dépasse le plafond annuel de 30 millions de dirhams ne s’appliquera plus aux banques. Il s’agit donc de donner à ce secteur toute flexibilité nécessaire dans sa stratégie de croissance externe et lui permettre d’accompagner les entreprises marocaines sur les marchés extérieurs. En 2009, les banques marocaines ont investi 2,3 milliards de dirhams dans les acquisitions et les ouvertures de succursales à l’étranger. Ces cinq dernières années (voir tableau) ont été particulièrement actives. De 2004 à 2009, en moyenne annuelle, les investissements directs à l’étranger du secteur bancaire s’élèvent à 2,9 milliards de dirhams.Psychologiquement, l’impact de la mesure dépasse le seul cadre du secteur bancaire. Elle devrait probablement donner des idées aux autres secteurs tentés par l’international. Si le réflexe d’investir à l’étranger reste encore l’apanage de groupes et des holdings d’une certaine envergure (financière), des acteurs de taille moyenne commencent à émerger. L’an dernier, les entreprises (dont des PME) ont investi 6 milliards de DH à l’étranger. C’est quatre fois le volume investissements des holdings à l’étranger (1,5 milliard). A nuancer toutefois car ce montant comprend les prises de participation de Maroc Telecom en Afrique subsaharienne. Les compagnies d’assurances ont investi pour 700 millions de dirhams à l’étranger, 742 millions de DH pour les OPCVM. Au total, les investissements des opérateurs marocains à l’étranger se sont chiffrés à 10 milliards de dirhams l’an dernier. Aux opérateurs économiques, le message des autorités à travers le cadre accordé au secteur bancaire est le suivant: le trou d’air passager de la balance des paiements n’empêchera pas la poursuite des réformes. Certes, le compte des IDE en 2009 affiche un trou de 9 milliards, mais faciliter le déploiement des entreprises marocaines à l’étranger, c’est préparer à moyen terme, un retour structurel à l’équilibre. Quelles que soient les difficultés conjoncturelles, il n’est pas question de revenir sur la libéralisation ou de greffer des obstructions aux transactions économiques.Les entrées des IDE se sont chiffrées à 26 milliards de dirhams en 2009 alors que les dépenses liées aux investissements étrangers au Maroc se sont établies à 35 milliards de DH dont 13 milliards au titre de désinvestissements (retrait des investisseurs, assistance technique et transferts de dividendes). Au niveau des changes, les opérations dites courantes relèvent pratiquement du régime de convertibilité totale du dirham. Ce panier comprend entre autres, les importations, les exportations, le transport international, l’assurance et la réassurance, l’assistance technique et les voyages. Cela veut dire que pour effectuer un transfert à l’étranger, l’entreprise peut s’adresser directement à son banquier. Pour les opérations en capital, la convertibilité du dirham est totale pour les non-résidents. Pour les personnes morales résidentes, le dispositif de droit commun prévoit un plafond annuel de 30 millions de dirhams en plus des dispositions spécifiques qui s’appliquent aux compagnies d’assurances, aux OPCVM et aux caisses de retraite. La dernière marche à franchir concerne la convertibilité totale pour les personnes physiques. Cela veut dire par exemple qu’un fonctionnaire ou un salarié du privé puisse placer son épargne en devise dans un compte bancaire à l’étranger, voyager avec autant d’argent qu’il peut, pouvoir acheter des produits culturels en ligne ou des billets d’avion de Ryannair ou Easyjet par internet. Les autorités ont toujours marqué des hésitations sur ce point estimant que le Maroc n’avait pas assez de capacité de résistance face à une sortie massive et brusque de capitaux. Le projet de porter la dotation touristique (elle a coûté 4 milliards de DH en 2008) à 30.000 dirhams a été gelé en raison des difficultés de la balance des paiements. Pourtant les responsables proclament que «la meilleure façon de lutter contre le marché parallèle est de lever au maximum les obstacles». Dans les années 1980, les transactions sur le marché noir étaient considérées comme la véritable parité du dirham par rapport aux devises étrangères par le FMI. Aujourd’hui, la différence entre le cours du marché noir et celui du marché officiel est presque nulle. Dans certains cas, la parité dirham/euro serait même plus compétitive au marché noir qu’aux guichets bancaires. Abashi SHAMAMBA

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    abonnement@leconomiste.com
    mareaction@leconomiste.com
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc