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Investissement et cultures: Le débat est lancé

Par L'Economiste | Edition N°:1661 Le 12/12/2003 | Partager

. La lettre royale a planté le décor des “Intégrales de l’Investissement”. Des experts internationaux conviés à approfondir la réflexionLes spécificités nationales constituent-elles un déterminant d’attractivité? L’investissement extérieur peut-il rapprocher les peuples et les civilisations? Les multinationales sont-elles conscientes de leur nouveau rôle culturel et citoyen? Autant de questions d’actualité, qui seront étudiées sous leurs multiples aspects lors de la première édition du nouveau cycle annuel de rencontres “Les Intégrales de l’Investissement”, qui se déroulent hier et aujourd’hui au Centre International de conférences Mohammed VI à Skhirat près de Rabat, par des experts de renommée internationale. Quelque 400 participants venus du Maroc et d’ailleurs ont été conviés à ce grand rendez-vous pour nourrir la réflexion sur le rapport entre cultures et investissement en tant qu’acte économique. L’organisation des intégrales de l’investissement par le ministère chargé de la Mise à niveau de l’économie est également une occasion propice pour intéresser les investisseurs étrangers à une destination Maroc. La séance d’inauguration a été notamment marquée par le message royal adressé aux participants à la rencontre, dont lecture a été faite par son conseiller Mohamed El Kebbaj. D’emblée, le Souverain a tracé les contours des choix opérés par le Maroc, qui a opté pour l’ouverture et non le repliement. “Quand un système de valeurs est ouvert sur l’avenir et porteur d’un idéal mobilisateur, il ne manque pas de stimuler les énergies disponibles et de tirer parti de toutes les potentialités qu’une nation peut receler. Par contre, dès que ledit système se replie sur le passé en s’appuyant sur des concepts rétrogrades, il ne tarde pas à inspirer découragement et inertie”.Le souverain n’a pas manqué de mettre en exergue les choix en matière économique. “Le Maroc n’a jamais pratiqué une économie étatique ou dirigiste”. La preuve, l’Etat n’a pas hésité le moment venu à amorcer sans douleur idéologique, une politique de privatisation et de déréglementation pour être en phase avec les nouvelles orientations de l’économie mondiale. Un processus global de réformes a été engagé, notamment au niveau de la justice et l’administration, de l’environnement juridique des affaires, la législation du travail, la réglementation douanière et la modernisation du système de financement, comme dans les structures d’affectation des recettes de la privatisation au financement de projets structurants par le biais du Fonds Hassan II ou dans les structures d’accueil des investisseurs. La gestion déconcentrée de l’investissement mise en place par le Souverain en janvier 2002 a permis en effet d’éliminer les entraves administratives et autres qui empêchent l’émancipation de la liberté d’entreprendre. Après ce message royal, les premiers intervenants se sont essayés tour à tour à tracer les contours du débat. Ainsi, Rémy Bersier, DG du Crédit Suisse, a abordé la question de la responsabilité sociale et citoyenne des entreprises, notamment la nécessité de prendre en considération les attentes et les requêtes sociales, environnementales… dans les pays d’accueil. Ce sont là les meilleures bases pour un succès à long terme, affirme l’intervenant. Pour Mohamed Berrada, président de la RAM, le rôle de l’investissement pour le rapprochement des cultures est indéniable. Mais si la globalisation économique est facile à cerner, la mondialisation culturelle est un concept plus difficile à évaluer. Il n’en reste pas moins que la mondialisation vers laquelle nous tendons développe ses propres forces de stabilisation”, a rappelé le patron de la RAM. Pour lui, la solution reste la régionalisation. Trois grands pôles régionaux sont entrain de prendre forme dans le monde. Le Maroc trouve sa place dans le pôle européen avec ses deux ailes, l’Europe de l’Est et le Sud de la Méditerranée.Noureddine FASSI

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