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Economie

Inondations
L’indemnisation n’est pas automatique

Par L'Economiste | Edition N°:3416 Le 02/12/2010 | Partager

. Au préalable, la proclamation de l’état de catastrophe naturelle. Un fonds spécial de 300 millions de DH dédié L’indemnisation des victimes d’inondations ou de grandes catastrophes naturelles, personnes physiques ou entreprises, obéit à une procédure spécifique. Le déclenchement suppose une décision gouvernementale reconnaissant à une région donnée le statut de zone sinistrée. Dans ce cas, c’est la solidarité nationale qui intervient. Cette aide peut prendre plusieurs formes. Lors des inondations qui avaient frappé la ville de Tanger il y a moins de deux ans, les entreprises situées sur la zone industrielle avaient bénéficié de mesures exceptionnelles: moratoire sur le paiement des taxes et des cotisations sociales. Pour les particuliers, l’Etat octroie des dons en nature (vêtements, nourriture, etc.) et presse les assureurs à accélérer la procédure d’indemnisation des sinistres. Pour des cas extrêmes (tremblement de terre), l’aide de l’Etat peut aller jusqu’au relogement des habitants ou à l’affectation de lots de terrain. Au niveau institutionnel, le seul outil financier existant pour les catastrophes naturelles est un fonds spécial de 300 millions de dirhams. Ce fonds a été créé par la loi de Finances 2009. Mais pour être activé, il faut au préalable que le gouvernement déclare l’état de catastrophe naturelle des zones touchées par les intempéries du lundi dernier. Sans cette décision, les victimes, ménages ou entreprises, ne peuvent prétendre à un quelconque dédommagement. Mais les populations sinistrées, elles, n’ont que faire de cette procédure. Et la colère monte chez certains, notamment dans la banlieue de Casablanca.Des habitants ont organisé, mercredi 1er décembre, une manifestation devant le siège de la préfecture Sidi-Othmane Hay Moulay Rachid, bloquant complètement la circulation. Selon Bendaoud Kessab, sinistré, ils étaient environ 500 manifestants à faire le pied de grue devant le siège de la préfecture. Ils venaient des principaux quartiers touchés par les inondations: Lahraouiyine, Hay Sedri, Mabrouka.Pendant les moments difficiles, la solidarité joue à fond. Certains habitants des quartiers sinistrés ont dû emménager soit chez des voisins, soit chez la famille. Mais la situation reste intenable pour les victimes. C’est la raison pour laquelle elles ont organisé une manifestation pour crier leur détresse, mais aussi pour pointer les responsabilités et réclamer des comptes. «Pour le moment, le gouverneur a promis aux habitants la constitution d’une commission, composée du président du conseil de la ville, de responsables de Lydec, d’élus et de représentants des habitants», déclare Kessab. Mais d’ores et déjà, des habitants exigent l’ouverture de la procédure d’indemnisation. Ils envisagent d’entamer des poursuites contre le conseil de la ville et Lydec.Hassan EL ARIF

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