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Grèce: Réforme fiscale pour réduire le déficit public

Par L'Economiste | Edition N°:3255 Le 15/04/2010 | Partager

. En luttant contre la corruption . Plus d’impôts pour les gros revenus. Suppressions de diverses exemptions fiscalesLe Parlement grec a adopté hier mercredi à la majorité une loi de réforme fiscale, qui vise à lutter contre la corruption et à réduire l’énorme déficit public pour sortir le pays de la crise. Cette réforme fiscale vise essentiellement à imposer davantage les gros revenus, la fortune foncière de l’Eglise de Grèce, à augmenter les impôts sur les sociétés off-shore et supprimer diverses exemptions fiscales dont bénéficiaient plusieurs catégories de contribuables.Selon Papandréou, cette réforme va «rationaliser» le système fiscal, lutter «contre la corruption» endémique dans le pays, et constitue «un premier pas pour faire sortir le pays de la crise».La Grèce fait face à une dette abyssale qui s’élève à environ 300 milliards d’euros tandis que son déficit a été chiffré pour 2009 à 12,9% du produit intérieur brut, ce qui gêne considérablement les besoins d’emprunt du pays sur les marchés internationaux.Dimanche, les 16 pays de la zone euro ont annoncé être prêts à accorder 30 milliards d’euros à la Grèce à un taux favorable de 5%, soit un tiers de moins que le taux de 7,5% dont devait s’acquitter l’Etat grec sur les marchés.Le Fonds monétaire international (FMI) devrait aussi prêter de l’argent à la Grèce.Cependant, les inquiétudes sur la capacité du pays à emprunter sur le long terme continuent à peser sur le marché, les rendements des obligations d’Etat grecques repartant à la hausse mercredi, atteignant le seuil de 7%.«Même si le pays a su écarter l’éventualité d’une faillite et essaie actuellement de retrouver la stabilité économique et la croissance, le modèle de gestion du pays doit changer car ce modèle a sûrement fait faillite», a souligné M. Papandréou lors du débat.Les syndicats des chauffeurs de taxis et des avocats ont entamé mercredi une grève de deux et trois jours respectivement contre cette réforme fiscale, qui supprime des exonérations dont ils jouissaient.Les vendeurs des marchés populaires observent également de leur côté depuis mardi une grève de 48 heures pour protester contre l’obligation d’utiliser des caisses enregistreuses, prévue par la loi.Le gouvernement socialiste a déjà pris ces derniers mois une série de mesures d’austérité, touchant surtout la fonction publique: gel des salaires, baisse de 10% des primes, diminution de 30% des heures supplémentaires, arrêt total des embauches en 2010, sauf dans les secteurs de la santé, de l’éducation et de la sécurité.MAZ

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