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Politique

Genève: Le Maroc associé au nouveau plan de paix

Par L'Economiste | Edition N°:1653 Le 02/12/2003 | Partager

. André Azoulay, envoyé spécial de SM le Roi. Des concessions majeures pour les Palestiniens et IsraéliensL'initiative de Genève, discutée hier lundi, a focalisé l'attention du monde entier en raison de la recrudescence de la violence dans les territoires occupés. Est-ce un tournant stratégique dans le plan de paix israélo-palestinien ou une vaine tentative pour réanimer un processus moribond? En tout cas, la médiation sera le pivot de ces discussions.Le Maroc a pris part à une réunion axée sur ce nouveau projet initié par des Palestiniens et Israéliens sous la coupole suisse. Il a été sollicité par les promoteurs de ce règlement visant à remettre le Proche-Orient sur la voie de la paix. C'est André Azoulay, conseiller de SM le Roi, qui a fait le déplacement. Le choix d'Azoulay, une personne connue pour sa tolérance et son implication dans la question palestinienne, est plein de symbole. Cela confirme le rôle que joue le Royaume en faveur de la paix au Proche-Orient et le dialogue entre les nations. La participation marocaine revêt une importance capitale vu que SM le Roi Mohammed VI est le président du Comité Al Qods. Pour Tajeddine El Houssaini, professeur universitaire des relations internationales, cette participation n'est pas surprenante. «Le Maroc doit être concerné par toute proposition qui touche la question palestinienne puisqu'il assure la présidence du Comité Al Qods». Et d'ajouter que si cette initiative débouche sur un accord, «chose qui est loin d'être facile», le Maroc sera le premier pays à être impliqué aux côtés des USA pour jouer le rôle de médiateur». Surtout que le Royaume occupe depuis longtemps ce rôle.«La participation marocaine à l'initiative de Genève a un caractère symbolique. Elle dénote d'un suivi régulier par la diplomatie marocaine du dossier de la paix en Palestine, indique El Hassan Boukentar, professeur universitaire des relations internationales. En témoignent les visites au Maroc, il y a quelques mois, de Sylvain Shalom, chef de la diplomatie israélienne et d'Abou Mazen, ex-Premier ministre palestinien. Boukentar se demande si le Maroc va cautionner ce plan de paix qui enlève le droit de retour aux 3,8 millions de Palestiniens réfugiés. La médiation sera difficile car le texte prévoit des concessions majeures de part et d'autre. Israël devrait se retirer de la Cisjordanie et partager la souveraineté de Jérusalem. En revanche, les Palestiniens doivent abandonner le droit au retour aux réfugiés.L'initiative de Genève suscite l'espoir mais aussi beaucoup d'opposition auprès des Israéliens et des Palestiniens. Le gouvernement Sharon l'a catégoriquement rejetée alors que Yasser Arafat la soutient du bout des lèvres. Elle a été initiée par l'ancien ministre israélien de la Justice Yossi Beilin et l'ancien ministre palestinien de l'Information, Yasser Abed Rabbo. Ces deux hommes s'étaient rencontrés officiellement alors qu'ils étaient encore en fonction en janvier 2001 à Taba (Egypte) pour tenter une ultime réconciliation, mais cet effort avait été avorté par l'Intifada puis l'arrivée au pouvoir d'Ariel Sharon. Ils ont négocié secrètement les termes du document pendant trois ans jusqu'à ce qu'il soit rendu public en octobre dernier. La Suisse a apporté une aide logistique et financière à ces tractations. Ce texte de cinquante pages propose des solutions concrètes aux questions qui restent en suspens et se veut «complémentaire» de la «feuille de route», soutiennent ses promoteurs. Pour eux, la rencontre de Genève n'est qu'une étape dans une campagne de longue haleine pour convaincre l'opinion publique en Israël et dans les territoires palestiniens, mais aussi à Washington. Ils envisagent d'effectuer une tournée aux Etats-Unis pour rencontrer des dirigeants des communautés juive et arabe ainsi que le secrétaire d'Etat Colin Powell, perspective qui suscite la colère du gouvernement Sharon.Sans soutenir explicitement l'initiative, Powell a adressé une lettre d'encouragement à ses auteurs, Yossi Beilin et Yasser Abed Rabbo. Dans ce contexte difficile, certains remettent en question l'utilité d'une telle action qui ne revêt aucune valeur juridique à un moment où il est impossible de rapprocher les deux parties.Selon Tajeddine, «on est en train de tourner dans un cercle vicieux. On se demande même si cette initiative a été initiée pour gagner du temps, ou pour soulager les Américains à un moment où ils affrontent d'énormes problèmes en Irak ou tout simplement pour donner de l'espoir aux Arabes».Nadia DREF

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