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Affaires

Fruits et Légumes
Un milliard de DH perdu à cause de la météo

Par L'Economiste | Edition N°:3257 Le 19/04/2010 | Partager

. Estimation des dégâts dus aux conditions climatiques . L’Apefel mobilise ses troupes, en attendant le gouvernementSocial, environnement, développement, ressources hydriques… Les professionnels du domaine agricole ont passé en revue samedi dernier à Agadir les grands dossiers du secteur à l’assemblée générale de l’Association des producteurs exportateurs de fruits et légumes (Apefel). Une rencontre qui a réuni un fort grand nombre d’agriculteurs. Ces derniers sont préoccupés par le devenir du secteur qui traverse depuis quelques mois une situation difficile. Et ce en raison des retombées des aléas climatiques qui ont marqué notamment le Souss Massa en ce début d’année. Résultat, selon Abdessamad Kayouh, professionnel du secteur, une perte estimée au 15 mars à 1 milliard de DH pour la filière des primeurs et des agrumes. Les parlementaires de la région sont d’ailleurs en attente d’une rencontre avec le Premier ministre pour solliciter le soutien du gouvernement. Au niveau de l’agriculture justement, il est question d’exposer la nécessité de la mise à niveau des outils de production, entre autres, le renouvellement des structures des serres. De l’avis de Abderrazak Mouisset, président de l’Apefel, les producteurs n’ont d’autres choix aujourd’hui que d’investir dans des abris avec atmosphère contrôlée, en raison des maladies engendrées par l’humidité et qui menacent les cultures. L’investissement dans ce type d’installation reste cependant élevé. Il faut compter près de 2 millions de DH l’hectare contre 500.000 DH pour les serres traditionnelles. Aussi, les producteurs sollicitent un soutien du département de tutelle. Dans le cadre du plan Maroc Vert, une subvention de 10% a été allouée pour la mise à niveau des outils de production. Mais les professionnels jugent cela insuffisant et réclament plus. Moha Marghi, secrétaire général du ministère de l’Agriculture souligne que rien n’est figé, mais encore faut-il tout d’abord profiter de la subvention de 10%. Outre l’amélioration des outils de production, les représentants de la filière fruits et légumes sont aussi préoccupés par la commercialisation des produits à l’international comme à l’échelle nationale. Le marché intérieur est marqué par trop d’intermédiaires qui font flamber les prix au détriment du consommateur. Au niveau des marchés extérieurs, les exportateurs des fruits et légumes disent faire face à une concurrence ardue. Aussi, ils souhaitent plus d’accompagnement institutionnel sur le marché russe. «Nous sommes confrontés à trop de complications à l’arrivée de nos produits sur ce marché et nous aimerions que la diplomatie marocaine intervienne», souligne Kayouh. Mouisset, pour sa part, montre du doigt les droits de douane trop élevés appliqués en Russie. Ces derniers sont de 200 dollars la tonne d’agrume. «Pour arriver à nous maintenir face à nos concurrents, une baisse de ces droits de douane est indispensable», renchérit le président de l’Apefel. Concernant ce dossier, les professionnels auront sûrement l’occasion de défendre leur position prochainement en accompagnant le ministre Aziz Akhannouch en Russie. En attendant, d’autres questions sont à l’ordre du jour actuellement pour la profession. Il s’agit notamment du dossier social. Si des tensions persistent dans le secteur, les positions des uns et des autres se sont rapprochées. Au cœur des négociations, l’élaboration d’une convention collective mais il reste encore beaucoup à faire avant d’y arriver. De l’avis de Ahmed Mouh Mouh, le développement du secteur passe aussi par un changement des mentalités et l’arrivée de sang neuf dans l’activité. Les nouvelles générations de promoteurs dans l’agriculture restent toutefois bien rares car l’investissement est de plus en plus lourd. «En 1993, 300.000 DH suffisaient pour aménager un hectare de tomates sous serres. Le coût de l’investissement a atteint 1 million de DH l’hectare actuellement», précise Mouh Mouh.


Election

L’AGO de l’Apefel était aussi l’occasion d’élire les 41 membres du conseil national. La composition du bureau est programmée pour jeudi 22 avril. L’association a été créée il y a 16 ans et a contribué fortement à l’organisation et au développement de la filière.Malika ALAMI

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