×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

International

France: Déficit record à 7,5% du PIB

Par L'Economiste | Edition N°:3245 Le 01/04/2010 | Partager

. La dette bondit à 77,6% du PIB . Ces niveaux dépassent les limites autorisées par BruxellesLe déficit public de la France a explosé à 7,5% du produit intérieur brut (PIB) en 2009, à 144,8 milliards d’euros, un record historique même si ce montant est un peu moins élevé que prévu, selon des résultats provisoires publiés hier mercredi par l’Insee. De son côté, la dette publique a bondi fin 2009 à 1.489 milliards d’euros, soit 77,6% du produit intérieur brut (PIB), contre 67,5% du PIB en 2008.Ces niveaux dépassent largement les limites autorisées par les traités européens: 3% du PIB pour le déficit public (Etat, comptes sociaux et collectivités locales) et 60% du PIB pour la dette.Après un déficit à 3,3% en 2008, le gouvernement tablait dans ses dernières prévisions pour 2009 sur 7,9% du PIB, avant un nouveau record à 8,2% à 2010. Il s’est engagé à le ramener progressivement à 3% en 2013, comme Bruxelles l’exige. Attendue à 83,2% du PIB cette année, la dette publique progresserait quant à elle jusqu’à 87,1% en 2012 avant de commencer à refluer en 2013 (86,6%).Selon un communiqué des ministères de l’Economie et du Budget, la dégradation du déficit public par rapport à 2008 est «intégralement liée aux effets de la crise mondiale» qui a provoqué une baisse des recettes fiscales et nécessité des dépenses supplémentaires pour soutenir la croissance économique. Cette dégradation un peu moins mauvaise qu’attendue s’explique en partie par une «meilleure tenue des recettes» fin 2009 et par «des investissements locaux qui se concrétisent un peu plus lentement que prévu initialement», affirme Bercy.Dans le détail, le déficit de l’Etat s’est aggravé de plus de 62 milliards d’euros pour atteindre 117,6 milliards, soit plus de 81% du déficit public total de la France. Parallèlement, le «trou» des administrations de Sécurité sociale s’est fortement creusé sous l’effet de la crise, passant de 900 millions en 2008 à 25 milliards l’an dernier. De leur côté, les collectivités locales affichent un déficit de 5,6 milliards, en amélioration de 3,1 milliards par rapport à 2008. Ce déficit représente moins de 4% du total. De 2008 à 2009, le déficit se creuse de plus de 80 milliards d’euros sous l’effet de la forte baisse des recettes publiques (-4,3%, contre +2,6% en 2008) et de la hausse des dépenses publiques (+3,8%), dont le rythme de progression reste toutefois inchangé par rapport à 2008, souligne l’Insee. L’an dernier, les impôts sur le revenu et le patrimoine ont baissé de 16,6% sous l’effet de la crise économique ainsi que des mesures incluses dans le plan de relance, ajoute l’Institut national de la statistique.«En particulier, par rapport à 2008, l’impôt sur les sociétés diminue de 28,6 milliards d’euros, l’impôt sur le revenu des personnes physiques de 4,9 milliards et les recettes de CSG de 2,1 milliards».Les «impôts sur les produits» (TIPP, droits de mutation, etc.) résistent mieux, ne baissant que de 1,3%, le recul de la TVA étant partiellement compensé par la hausse de certains impôts locaux.Au total, le taux de prélèvements obligatoires diminue de 1,6% en 2009, à 41,3% du PIB, en raison de la forte contraction des impôts (-8,0%), selon l’Insee.M. A. Z.

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    abonnement@leconomiste.com
    mareaction@leconomiste.com
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc