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Economie

Formation professionnelle: Le diplôme à 15000 DH pièce

Par L'Economiste | Edition N°:47 Le 01/10/1992 | Partager

Avec un coût du diplôme tournant autour de 15.000DH, les structures de formation professionnelle sortent des "produits" mieux adaptés à la demande, mais pour qui il n'est pas toujours aisé de "faire sa place".

Les problèmes se sont déplacés en matière d'insertion en glissant de l'adaptation du cursus de formation vers l'acceptation mutuelle dans le travail.
Il existe en effet des décalages fréquents entre les attentes des jeunes embauchés et les attentes de l'employeur.
Le décalage principal apparaît au niveau du salaire. L'employeur considère les diplômés de formation professionnelle comme des ouvriers plus ou moins capables de progresser et offre des salaires qui déplaisent aux recrutés.
Ces derniers, quant à eux, estiment que leur formation préalable les classe d'emblée parmi les cadres moyens et attendent des salaires comme des tâches en conséquence. Les quiproquos et les amertumes qui en résultent sont le signe de l'autre forme de difficulté d'insertion qui vient prendre le relai du contenu de la formation, problème aujourd'hui largement résolu. Le candidat employeur n'est pas encore très sûr que le candidat travailleur est la personne qui lui convienne. Inversement, le diplôme est perçu par son titulaire comme un droit à un statut social et salarial que l'employeur doit respecter d'emblée.
Les contacts directs entre l'Office de la Formation Professionnelle et de la Promotion du Travail et les employeurs, au moment de la mise en place des formations comme durant la formation résolvent assez largement le quiproquo: chacun sait ce qu'il est en droit d'espérer.

M. Hallab, Directeur de l'Office, cite le cas des formations textiles, montées avec l'AMIT, où le taux de placement des diplômés est de 95%. "Les 5% restant sont des personnes qui ne souhaitent pas travailler en usine ou qui émigrent", ajoute-t-il. Pour son ministre de tutelle, M. Mohamed Kabbaj, la divergence des attentes n'est pas insoluble: "souvent, il vaut mieux accepter le travail et le salaire pour entrer dans l'entreprise et montrer ce que l'on vaut à son employeur".
Au passage se trouve expliquée une curiosité: lors du recensement par le CNJA des demandes d'emplois, on avait trouvé une différence importante entre les demandes formulées spontanément et les demandes enregistrées par l'Administration de la Formation Professionnelle.

Il s'en était suivi de discrètes mais virulentes polémiques. Le décalage entre les attentes employeurs/employés justifie les démarches de diplômés ayant un travail mais souhaitant en trouver un meilleur.
Globalement, le système de la formation professionnelle coûte 400 millions de DH en frais de fonctionnement, auxquels s'ajoutent un peu plus de 200 millions de DH d'investissements.
L'essentiel du fonctionnement est utilisé par l'Office. Globalement, les budgets de fonctionnement sont restés stables depuis le redémarrage de la formation professionnelle en 1984-85. Au cours des quatre dernières années, annonce le Ministère des Travaux publics, de la Formation professionnelle et de la Formation des Cadres, 59 établissements ont été construits, soit 12.980 places supplémentaires.
Grosso modo, le paysage de la formation professionnelle se divise en trois tiers, entre l'Office, les établissements publics et les établissements privés.

Les gains de productivité ont été réalisés dans l'organisation en dépit des variations enregistrées dans les inscriptions au cours de cette période.
C'est ainsi que la première option de récupération de tous les déscolarisés du primaire avait été rapidement abandonnée pour s'orienter vers une conception intégrant davantage la formation professionnelle aux diverses options de la scolarité.
Cependant, aujourd'hui les chiffres de la rentrée 92-93 font apparaître une forte accélération des inscriptions en première année, dans les différents niveaux offerts.
Les nouveaux inscrits sont au nombre de 70.130, soit 61% de l'ensemble des jeunes en formation professionnelle, publique et privée. Ces nouveaux inscrits sont, toujours proportionnellement, plus nombreux dans les premiers niveaux, la spécialisation et la qualification, que dans le niveau de technicien.
Le privé occupe une place grandissante, ce qui ne va pas sans poser de problèmes. Il accueille 33% des effectifs globaux, mais pour la rentrée de 1992-93, il a attiré 36% des nouveaux inscrits.
Les qualités très inégales d'offres de formation du privé restent le problème central. Depuis plusieurs années la question est posée au niveau du Ministère mais n'est pas résolue. Les systèmes d'agréments sont insatisfai-sants alors que personne ne souhaite prendre de mesures qui freineraient l'essort du privé, même si celui-ci reste très timide sur les formations purement techniques.

N. S.

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