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Culture

Etre mannequin masculin au Maroc

Par L'Economiste | Edition N°:1334 Le 16/08/2002 | Partager

. C’est sur une plage à Marbella qu’Amine a fait ses premiers pas dans la modeDu haut de ses 1,85 m, de ses 75 kg, Amine Aboukacem rêve, projette et planifie. C’est sur une plage à Marbella, en Espagne, qu’il a été sollicité pour participer à un défilé de mode. La proposition n’était pas pour lui déplaire vu le faible qu’il a pour ce monde. Arrivant troisième au défilé intitulé «Guapo» (beau en espagnol), ce sont les prémices d’une carrière de mannequinât qu’il commence à entrevoir. Agé de 21 ans, Amine est le plus jeune de sa famille, a suivi un cursus d’études des plus normaux. Depuis son enfance, Amine a pratiqué des sports comme l’équitation et s’est intéressé à des lectures comme Picsou et Mickey Parade généralement «fournis» par son grand frère.Une fois au Maroc, Amine rencontre Emael Duque, styliste, photographe et organisatrice de défilés. C’est cette artiste belge qui le prend sous son aile. Ensemble, ils font des photos, des séances de poses et des défilés, les premiers pas dans le métier sont de ce fait entamés. Ces cours ne sont pas exclusifs à Amine. Plusieurs jeunes «apprentis mannequins» en bénéficient. La bienveillance d’Emael est d’autant plus appréciée qu’au Maroc, il n’existe aucune formation pour mannequins, qu’ils soient féminins ou masculins.Par ailleurs, il faut préciser que ce métier commence à être bien perçu. La société n’y voit plus, comme c’était le cas, il y a quelques années encore, «une profession de moeurs légères». Dans tout le Maroc, il existerait «16 modèles» qui défilent pour tous les genres de vêtements. Dernièrement, l’annonce et la sortie de magazines masculins représentent un brin d’espoir pour ces jeunes talents. Le développement de la presse spécialisée constitue un outil de promotion du métier, et rejaillira sur son «épanouissement». Pour le moment, le mannequinât échappe à toute réglementation. Pour y accéder, un book (un album de photos de l’intéressé) est le premier outil de travail. Ce dernier est déposé dans les rédactions des différents magazines contenant des pages mode, chez les stylistes, les organisateurs de défilés et les agences de casting. Ces jeunes talents travaillent pour une moyenne de 2.000 DH le défilé. Cette somme est indiscutable. En cas de refus ou de prétentions plus importantes, le choix peut très bien se porter sur une autre personne. Cette dernière n’est pas forcément professionnelle, pour un prix moindre et parfois même gratuitement. Les séances photos généralement plus reposantes que les défilés sont très appréciées. Ne demandant pas beaucoup d’efforts, elles permettent une rémunération correcte. Amine Aboukacem s’est essayé dernièrement à l’organisation de plusieurs défilés. Le dernier en date est celui d’Asalah à Marrakech, et qui a vu le passage des collections de stylistes comme Nabil Dahani, Emael Duque… certains ont même fait défiler leurs collections de Caftan 2002, sans passer à côté de la mode étrangère. Un constat s’impose, le mannequinât est en train de prendre de plus en plus d’importance auprès de nos jeunes. Ce sont des espoirs marocains qui n’ont rien à envier aux professionnels espagnols, italiens ou américains, une organisation du domaine sera la meilleure aide à leur procurer. Houda BENBOUYA

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