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Emploi et Carrière
Emploi/USA
L’année 2009 bouclée sur une note morose

Par L'Economiste | Edition N°:3188 Le 12/01/2010 | Partager

. 85.000 emplois détruits en décembre. Une baisse de 3%Les Etats-Unis ont terminé l’année 2009 sur une note morose. Une année 2009 difficile pour l’emploi, décembre ayant été marqué par de grosses vagues de licenciements après un retour fugace à la création d’emplois le mois précédent.La première économie mondiale a détruit 85.000 emplois en décembre (en données corrigées des variations saisonnières), après avoir été créatrice nette de postes (4.000) en novembre pour la première fois en près de deux ans, indique le rapport mensuel sur l’emploi du département du Travail américain. La dégradation de décembre est bien pire que ne l’attendaient les analystes, qui tablaient, selon leur consensus médian, sur une destruction d’emplois nette de zéro. Les chiffres du ministère révèlent par ailleurs que l’emploi a baissé de 3% aux Etats-Unis en 2009, du jamais vu depuis 1949. En valeur absolue, le nombre des emplois détruits pendant l’année (4,6 millions) est le plus élevé dans les annales du département du Travail, qui remontent à 1939. Malgré la hausse des destructions d’emplois, le taux de chômage américain est resté stable à 10% en décembre, du fait d’une baisse de la population active liée notamment à l’exclusion de nombreux chômeurs dits «découragés».Ce taux de chômage officiel ne donne qu’une idée partielle du fléau: si l’on tient compte de la population active véritable et des personnes que la conjoncture contraint de travailler à temps partiel, le taux de chômage réel atteint 17,3%, ce qui donne une idée de l’ampleur des difficultés éprouvées par de nombreux Américains. Une enquête publiée la semaine dernière par le cercle de réflexion Brookings a montré une hausse préoccupante du nombre d’enfants vivant dans la pauvreté: ils étaient 3,4 millions en août à dépendre des bons alimentaires publics pour se nourrir, soit 24% de plus qu’un an plus tôt. La quasi-totalité des destructions d’emplois nettes de décembre ont eu lieu dans l’industrie, en déclin depuis plusieurs années. Les services, qui représentent environ 80% du PIB américain, ont détruit 4.000 emplois après être parvenus à créer 62.000 postes en novembre. Comme le mois précédent, les services aux entreprises, l’éducation et la santé ont créé plus d’emplois qu’ils n’en ont détruit. Ils ont été rejoints par la finance (+4.000): à l’origine de la crise, ce secteur est l’un des premiers à en sortir. Cela va dans le sens du pronostic publié vendredi par la banque centrale américaine (Fed). Notant une «faiblesse aggravée du marché du travail», celle-ci s’est inquiétée du fait que «le ralentissement de la baisse de l’emploi» observé depuis le printemps reflète «surtout un ralentissement du rythme des licenciements»: peu d’entreprises embauchent.Synthèse L’Economiste

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